02 juillet 2009
Stéphane Sagas référencé comme L’Auteur du Jour dans Paperblog - 1er juillet 2009
Lorsque je me suis
lancé dans cette belle aventure du web journalisme que d’être rédacteur de
blog, j’ai trouvé utile que mon travail ait une référence claire dans l’immense
toile du web et soit aussi accessible à un plus large public.
J’ai choisis pour cette raison de mettre en lien mon blog avec le média participatif Paperblog.

Paperblog se définit comme un média participatif qui hiérarchise et organise
les infos à partir des articles des 10 000 partenaires c'est à dire blogueurs,
qui ont contractés un lien avec eux.
" Notre métier est d'identifier selon les thèmes et l'intérêt, les
articles pour les mettre plus ou moins en avant. Nous voulons être comme le ‘Courrier
International’ des blogs, c'est à dire être un magazine qui regroupe les
meilleurs contenus issus des blogs ".
Paperblog compte, d’après leurs sources,4 millions de visiteurs/mois.
Le Mercredi 1er
juillet 2009, j’ai été référencé en 1ère page comme
‘L’AUTEUR DU JOUR'.
J’ai demandé à ce média, quels sont les critères qui leur ont fait choisir mon
blog:
- nous avons des contraintes techniques auxquelles vous répondez :
- vous seul présentez les articles dont vous êtes l'auteur
- les articles sont biens rédigés
- le thème est atypique
- le contenu est original et vient vraiment de vous
http://www.paperblog.fr/users/stephanesagas/
Pour mon 100ème
article…le sujet je dois dire tombe à pic…je n’aurais pas pu le prévoir.
Merci à Paperblog de faire partager ma passion un plus large public.
crédit photo : Olivier Sorel
24 juin 2009
Jean-Claude Blahat « Le Fidèle Absolu » chante Georges Brassens
En m'asseyant tranquillement et sans pipe, (un vieux souvenir...ouf !), j'ai médité sur la relation entre Jean-Claude Blahat et Brassens; ainsi que l'admiration que le 1er porte au second.
Ces deux amis s'estimaient et partageaient à l'occasion le pain de l'amitié, le verre de l'apéro et les pâtes de Lino Ventura.
L’estime que porte Jean-Claude Blahat envers notre ‘vieux chêne’ est enthousiaste, intelligente et féconde. Notre ami a attendu 18 années entre la mort de Georges Brassens et le moment où il a décidé de l'interpréter; c'est à dire de le vivre de l'intérieur pour nous le transmettre. Que ses doigts donc désormais s’appliquent sur le manche à nous glisser des Do ou Ré… 18ans…c’est un choix Majeur !
C'est beau et force le respect !
Jean-Claude Blahat a donc laissé le temps agir en lui pour faire mûrir son amitié sincère en une belle œuvre chantante.
Amies lectrices et amis lecteurs, 'Le Fidèle Absolu' est un chef d'oeuvre. Des 12 chansons de Georges Brassens qu'interprète Jean-Claude Blahat, il a eu la gentillesse et l'habileté de nous composer les musiques de 4 textes inédits. On s’oublie en les écoutant à se dire que la musique est de Jean-Claude, tant les notes s’unissent intimement aux mots du regretté poète.
Montaigne refusait de justifier son amitié avec La Boétie en disant tout simplement 'parce que c'était lui et parce que c'était moi’.
On pourrait dire que l’écoute de ces 4 chansons du 'Fidèle Absolu', engendre cette même conviction. Artistiquement on ne peut plus imaginer les paroles de Brassens sans les musiques de Blahat !
Ces chansons sont œuvres de perfection.
Quelques titres de l’album : « Le Fidèle Absolu ».
Brassens se définissait comme une sorte de troubadours inspiré par la poésie du Moyen-âge et de la Renaissance. La chanson elle-même, qui a donné son nom à l'album : 'Le Fidèle Absolu' semblerait presque sortir d’un registre de cette époque. Il est décliné la leçon de sagesse que tire un homme à prendre le bonheur qui est à sa portée :
« Je n’ai vu qu’un amour, un seul, mais je l’ai vu,
Et ce grain de beauté a su combler ma vue,
Et ce tout petit bout de Vénus me suffit :
Pour connaître une femme, il faut toute une vie »
« La visite » est une fine réflexion sur l’amitié désirée d'aimables visiteurs étrangers, malheureusement mal accueillis...C'est universel...
« Dans l’espérance d’être admis
Et naturalisés amis,
On venait en visite »…
J'ai une affection particulière pour « L'inestimable sceau », l'un des tubes de cet album. Le texte est plaisamment coquin et la musique si joliment guillerette dans un mariage polisson, comme le vent soulevant les robes printanières...
« ses aimables rondeurs avaient fait à la fin
Un joli petit trou parmi le sable fin,
Une niche idéale »
Bravo Jean-Claude Blahat de continuer de nous transmettre Georges Brassens, avec votre cœur et tout votre 'Art'.
Dès que l’on s’assoit côte à côte avec Jean-Claude, l’homme de passion s’exprime tout de go, avant même que je ne lui pose une première question…il transpire de Brassens…
C’est quand même assez extraordinaire, car Brassens quand il écrivait ses musiques, les démarrait sur le clavier d'un vieil orgue. Quand la chanson était aboutie il se mettait à la guitare et retranscrivait les harmonies qu'il venait de composer au clavier. C’est pour ça que ses musiques sont si élaborées.
Ca, c’est un secret, dévoilé ?
Un secret, je ne sais pas, mais c’est une méthode de fabrication comme une autre.
Sa méthode à lui était de retranscrire sur le manche d’une guitare, physiquement, l’accord du clavier. Ses harmonies étaient faites à partir d’un clavier.
C’est là où résidait l’originalité de ses chansons. C’est pourquoi, lorsque j’entends dire que Brassens est musicalement élémentaire, cela me fait rire doucement.
Si on analyse musicalement toutes ses chansons, même celle du départ comme ‘Le Gorille’ où il n’y a que deux accords ‘La 7ème’ et ‘Ré majeur’…c’est extraordinaire. Au moment où l’harmonie s’adapte un peu moins, la mélodie relève. C’est ça qui est extraordinaire chez lui. Il n’y a pas d’à peu près chez Brassens. C’est de l’abouti et du peaufiné tout de suite, et ça c’est formidable.
C’est pour ça qu’il hésitait vraiment beaucoup à mettre à chaque fois une nouvelle chanson dans son tour de chants, parce qu’il voulait que ce soit totalement accompli. Et de même, « La supplique pour être enterré sur la plage de Sète » est restée dans ses tiroirs pendant 6 ou 7 ans, je crois, parce qu’il y a un mot qui l’embêtait : ’le pédalo’….’qui fait du pédalo sur la vague en rêvant’. C’était un instrument trop moderne pour lui. Il voulait trouver quelque chose d’analogue mais plus classique. Et en désespoir de cause il a quand même enregistré la chanson avec le mot pédalo, n’ayant pas trouvé autre chose.
Ses chansons et paroles inédites, étaient la teneur de sa nouvelle tournée de 1981 ou 82, qu’il pensait faire. Malheureusement il n’a pas pu. Il avait même projeté de faire un nouveau Bobino car il pensait à une rémission de sa maladie, ce qui n’a malheureusement pas été le cas.
S’il avait seulement vécu 10 ans de plus…qu’est-ce qu’on aurait gagné !
Depuis sa disparition, on a perdu des choses extraordinaires qu’il aurait pu enfanter. C’est ça qui m’afflige.
Moi qui suis pianiste de base. Tout naturellement quand j’ai voulu commencé à écrire quelques musiques sur des textes de Brassens, je me suis mis au clavier. Je me sentais beaucoup plus à l’aise. Après, quand il a fallu que je les retranscrive à la guitare, je me suis rendu compte comment il faisait. C’est impressionnant car l’on a un rendu supérieur.
Par exemple, quand on a dans l’oreille un accord de diminué ou un accord de 7ème sur le piano, et qu’on le retranscrit sur la guitare, ça n’a pas le même impact. C’est pour ça que c’était aussi riche.
Sur les paroles de Brassens de ‘Le Cauchemar’, vous avez écrit une musique avec beaucoup de facilité.
Oui, pour ces paroles, j’ai écrit la musique spontanément. A mon grand étonnement d’ailleurs. En revanche, au préalable, j’avais écrit quatre musiques pour les textes de Brassens et j’ai rencontré plus ou moins de bonheur ou de difficulté, mais j’ai mis un certain temps à les réussir. Enfin, à mon sens. J’ai mis du temps à annoncer au public quand je les chantais, que la musique était de moi. Je ne voulais pas qu’il parte avec un préjugé, sans les avoir entendu. Car si l’on dit : « J’ai écrit une musique sur un texte de Brassens », certains diront : « Ah ! Mais ça n’est pas du Brassens ! ». Alors je
les laissais bien s’accoutumer à la musique et à la chanson, et lorsqu’ils j’ai eu mes premiers compliments, je me suis dis : « Là, je vais pouvoir commencer à l’annoncer ».
Je ne pense pas avoir fait de mauvaises musiques sur les textes de Brassens, car j’ai beaucoup hésité à composer avant de m’y résoudre. Non pas que je ne m’en sente pas capable, mais je ne voulais pas du tout trahir son style. Et je pense y être parvenu.
J’ai écrit la musique de « Le cauchemar » curieusement d’une seule traite. Car je l’ai senti d’un seul coup. J’ai mis 2 ou 3 jours, alors que les autres, je les laissais, j’y revenais, je mûrissais.
Là, il n’y a rien à changer à mon sens. Alors, on verra quand je la livrerais au public, car elle n’a pas encore été chantée en public, ni enregistrée.
Et l’inestimable sceau…
Je pense que ces paroles sont dues à son immense faculté d’observateur pour tout ce qui l’entourait. Cela m'étonne toujours. Dans toutes ses chansons, il y a toutes les tranches de vie. Des gens disent que Brassens, c’est de l’onirisme et du fantasme.
C’est faux ! Tout ce que Brassens a écrit est lié à son vécu. C’est quasiment autobiographique, par les observations qu’il a pu faire des autres. A part quelques chansons comme ‘Le Fantôme’ qui est un pur produit de son imaginaire. J'ai eu l'occasion d'en parler d'ailleurs sur le forum de Serge Lama, où la responsable de ce forum, m'avait demandé d'ouvrir un sujet "Georges Brassens".
‘Les amoureux des bancs publics’: c’est prodigieux. On ne peut écrire une chanson comme celle là, si on n’a pas observé pendant des heures des jeunes en train de s’embrasser, de se dire des mots tendres et de se caresser sur un banc. ‘La mauvaise herbe’, où il a été très critiqué, est celle ayant trait à la guerre 14/18. Il s’est documenté sur les différentes guerres qui ont eu lieu. Et il a décidé que cette guerre correspondait le mieux à son nom de guerre.
Il y a peu d’auteurs qui ont écrit des chansons sur des thèmes aussi variés, aussi précis et avec autant de bonheur.
En un mot c’est du génie. C’est pour ça qu’on en reparlera pendant des années et des années. Brassens à l’identique des poètes ne mourra pas. Heureusement d’ailleurs.
Est-ce que l’on redécouvre des choses en l’interprétant, des surprises qui apparaissent ?
Indéniablement, et pourtant j’écoute Brassens depuis l’âge de 10 ans ! Je me suis rendu compte qu'avec le recul, il y a des sens cachés qui se révèlent. D’un seul coup ça vient, on ne sait pas pourquoi, et je me dis : « Bon sang, il voulait dire ça, c’est vrai ! ». Ce qui était prodigieux chez lui, c’est qu’il avait une façon d’écrire pour un thème qui donne lieu à plusieurs sens possible. C’est comme chez Baudelaire : « La nature est un temple de vivants piliers ». Il a voulu décrire un tas de choses par ces simples mots. Les vivants piliers ce sont les hommes en quelque sorte, mais c'est sujet à d'autres interpétrations possibles.
J’ai trouvé ça émouvant chez Brassens car par delà la mort, il t’envoie des messages encore…des années après, quand même. Et c’est vrai !
Cette force poétique que d'offrir plusieurs interprétations possibles dans ses chansons, n'est-ce pas une forme d'amour envers les gens ?
Ah oui, c’est un amour des gens ! Brassens se défendait d’être un ours, même si des gens le disaient. Ça n’était pas un ours du tout. C’était un type qui était un peu sauvage, c’est vrai, mais il était surtout très timide. Il se sentait mal à l’aise quand il était en public. C’était un type charmant. Quand il connaissait les gens il était d’une ouverture extraordinaire. Il a laissé un testament d’une grande richesse
avec ses chansons, car il aimait profondément l’homme. Et il aimait tellement l’homme qu’il avait dit qu’il n’avait pas voulu se reproduire, car il sentait que tout se dégradait dans la vie. Et il ne voulait pas laisser ça à ses enfants. Il le disait souvent.
Je crois qu’une journaliste un jour a insisté lourdement en lui disant : « Mais pourquoi vous n’avez pas eu d’enfants ? ». Et il a répondu : « Arrêtez d’encenser les enfants. Les enfants sont adorables, mais imaginez aussi qu’Hitler, un jour a été un enfant et qu’il sautait sur les genoux de ses parents ».
…rires…
La fille, je crois qu’elle a eu un masque…Elle avait trop insisté et il lui avait balancé ça et ça a clôt le sujet tout de suite.
Pour revenir à votre enfance, justement, votre premier instrument, a été le piano.
Oui, j’ai fais des études de piano et après je suis rentré comme pianiste au ‘Théâtre Pacra’ issu du vieux ‘Concert Pacra’ et qui est devenu après le ‘Théâtre du Marais’. C’est à coté de la Place de la Bastille, boulevard Beaumarchais, en face de chez Paul Beuscher. Maintenant, c’est un cinéma….c’est dommage…
Et donc j’ai été musicien de Music-hall, dans les opérettes de Roger Nicolas. Puis je suis resté au théâtre et j’ai accompagné divers artistes qui se produisaient. C’est comme ça que j’ai rencontré Boby Lapointe…et que j’ai eu le bonheur de l’accompagner. C’était en intérimaire car je n’étais pas son pianiste, qui était Roland Godard. J’ai eu beaucoup de chance, car Boby Lapointe était un type enrichissant au possible. Il avait une maîtrise du mot et du verbe qui le rendait digne d’être un compagnon et un admirateur de Brassens. Brassens l’aimait et l’admirait beaucoup également. Il le prenait assez souvent au Music- Hall dans ses premières parties, comme à Bobino.
J’ai rencontré Brassens en 1967, dans un Musicorama (Voir en fin
d’article) à l’Olympia. C’est Boby qui m’a amené dans sa loge. C’était impressionnant, car j’avais 23 ans. Ça faisait des années que j’admirais Brassens et il ne s’était jamais trouvé que je sois en sa présence. A l'époque, il était très peu médiatisé et faisait des télés avec parcimonie. Des récitals tous les 2 ou 3 ans et après on ne le voyait plus.
Comment s’est passé cette rencontre ?
Très bien, j’étais assez ému. D’abord, je ne m’y attendais pas. Avec Boby, on c’était donné rendez-vous au Bar Romain, juste à coté de l’entrée des artistes de l’Olympia. Il arrive en boitillant, à cause d’accidents de voiture et me dit avec son accent particulier : « Je vais faire un Musicorama à l’Olympia et s’est transmis en direct sur Europe 1. Viens ! ».
Je le suis donc dans les coulisses et l’on arrive devant la porte d’une loge. Il me pousse dedans et je me trouve devant Brassens qui était en train de mettre sa cravate.
…rires…
J’étais complètement époustouflé, je ne m’y attendais pas du tout. Boby a dit à Brassens :
« Je te présente le pianiste qui m’accompagne quelques fois au théâtre, et il rêvait de te rencontrer alors, je lui ai fait la surprise de te l’amener. »
Qu’est-ce qu’il a dit Georges Brassens ?
Au théâtre Pacra, j’avais toujours une guitare dans ma loge et pendant les poses et les entractes, je prenais la guitare et je chantais pour moi et pour les copains. Et je chantais du Brassens.
Comme Boby le savait, il a dit à Brassens : « Tiens, tu vois, il chante Brassens aussi ». Brassens s’est tourné avec sa pipe à la bouche, il a prit sa guitare et m’a dit : « Vas-y chantes-moi Brassens ! »
…rires…
Alors j’ai réfléchi à une vitesse grand ‘V’. Je me suis dit : « Qu’est-ce que je fais ? ». Si je chante Brassens devant Brassens, je vais avoir l’air d’un con. Et si je refuse je vais passer pour un con. J’ai préféré avoir l’air d’un con. J’ai pris la guitare et je lui ai chanté ‘Le parapluie’, je me rappelle. A la fin du 1er couplet, je me suis arrêté. Et Brassens enleva sa pipe et me dit : « Non ! Tu vas boire la coupe jusqu’à la lie, tu vas la finir »
…rires…
Et j’ai donc fini ‘Le parapluie’.
Après, cela a été le silence total, du moins en ce qui me concernait entre Brassens et moi.
Et je me suis dit : « Ca y es, j’ai dû lui déplaire quelque part ».
Il s’est tourné vers Boby Lapointe et lui a dit : « Ce p’ti con, faudra que tu me l’amènes à la maison ! ».
C’est vrai que j’étais un petit con. Quand on voit la photo sur mon disque…qui était à peu près à la même époque. C’est comme ça que j’ai eu le bonheur, la grand joie et la chance d’aller chez Brassens plusieurs fois. Quelques fois impasse Florimont et puis après au 42 rue Santos Dumont …où il a fini sa vie.
Quels étaient vos rapports ?
On ne se voyait pas très souvent car je travaillais beaucoup. Dans l’opérette, à une certaine époque ça tournait pas mal. On partait en province avec des camions et des décors. On travaillait beaucoup…ce qui n’est pas le cas maintenant pour la plupart des gens du spectacle.
Boby Lapointe est mort en 1972. Ayant eu la chance d’avoir un numéro de téléphone où je pouvais joindre Brassens, chaque fois que je revenais de tournée et que j’en avais l’occasion, je me permettais de lui téléphoner. C’est Sophie Dujardin sa gouvernante qui filtrait les appels. Je savais les heures à peu près où je pouvais y aller, parce que généralement on n’y allait jamais le matin.
Georges Brassens travaillait à l’écriture de 5h du matin à peu près jusqu’à l’heure de l’apéritif. Et après on allait chez Walczak (restaurant à coté de chez Georges Brassens). C’était en quelque sorte sa 'cantine'. Il y mangeait et buvait aussi quelques pots.
J’ai eu aussi le bonheur de le voir dans les coulisses à Bobino, quand il passait. C’était intéressant de le voir de là. On avait une vue différente. C’est pas du tout pareil que lorsque l’on se trouve dans la salle, parmi le public.
Pierre Nicolas son contrebassiste a écrit un bouquin où il en parle : « Brassens vu de dos ». C’est vrai que part sa position de contrebassiste il ne voyait Brassens que de dos.
Alors, qu’est-ce qui apparaît ?
J’ai vu sa façon de travailler et ses peurs aussi. On le sentait, c’était palpable. Il avait toujours très peur. Mais ça durait le temps des deux ou trois premières chansons et après ça allait. Quand il voyait l’accueil du public, qui était toujours très délirant et très fourni en applaudissement, il savait que ça marchait. Mais il avait toujours beaucoup d’appréhension avant, un trac fou. Sur scène c’était un personnage. Il tenait toute la scène, le bonhomme. Quand on voyait son pied posé sur la chaise, c’était impressionnant. En plus c’était une masse…un colosse…un balèze. Il était étonnant et m’a toujours ébloui. J’ai toujours aimé Brassens, mais c’était pas une idolâtrie de fan, comme certains ou certaines qui s’arrachent les cheveux et qui hurlent en voyant leur star.
Tout ça c’était beaucoup plus réfléchi. C’était une analyse du bonhomme, une analyse du personnage qui était quand même un peu plus sensé que les trucs évaporés.
D’ailleurs je n’aurais jamais demandé une dédicace à Brassens sur un disque alors que j’aurais pu le faire au moins une quarantaine de fois.
C’était pas ça qui comptait, mais ce qu’il y avait dans le palpitant et dans la tête du bonhomme. Ça c’est important !
Quel sens de l’amitié avait Brassens ?
Son amitié était à plusieurs degrés. Je sais qu’il avait les amis de la première heure, c’est à dire les sètois. Pour eux, c’était une amitié débordante. Après, il y a ceux qu’il a connu par la suite comme René Fallet…Pierre Onténiente dit Gibraltar qui avait été avec lui en Allemagne (Service Travail Obligatoire en 1933).
Et après, il y a eu des amis qui sont venus par la suite. Mais il n’en n’avait pas des masses. Raymond Devos et Lino Ventura, oui, c’était quelque chose.
Une fois, j’ai dégusté les pâtes de Lino Ventura. Lorsqu’il venait chez Brassens, il faisait les pâtes. Il venait quand même assez souvent. Une fois, je me trouvais là pour l’apéritif : le pastis traditionnel. Alors que j’allais partir, on m’a demandé de rester et je ne me suis pas fait prier. Ce qu’il y a d’extraordinaire c’est que Brassens était d’une grande simplicité et d'une convivialité avec les gens qui étaient chez lui. Par définition c’était des gens triés sur le volet, et donc il se sentait à l’aise. Il était bien avec eux.
Combien Georges Brassens a-t-il laissé de textes inédits ?
Brassens a écrit 187 chansons et il reste 27 chansons inédites.
Combien en avez-vous choisi ?
Dix-sept. Cinq sont complètement abouties et deux sont en chantier. Je saute d’une chanson à l’autre. A chaque fois j’ajoute quelques notes, parce que ça ne vient pas toujours aussi facilement que pour la chanson ‘Le cauchemar’. Et puis, il y en a encore quelques autres. Je verrais par la suite. Si j’ai le bonheur de faire un autre album, je pourrais les inclure.
Pour l’instant, il me faut d’abord bien chanter mon album ‘Le fidèle absolu’ dans différents salles, pour le faire connaître et le vendre. Ce qui nous fait défaut c’est une maison de disques. Et c’est de plus en plus difficile à trouver.
Le mixage a été fait par une grande pointure du métier.
Oui. L’enregistrement a été fait dans le studio de Franck Authié et le mixage a été fait effectivement par Steve Forward. C’est quelqu’un ! Des stars américaines, pour mixer leur disque, le font venir aux USA avec leur jet privé. Je n’aurais jamais espéré un tel technicien pour le mixage de mon album. Il s’est proposé d’emblée car c’est un ami de Franck Authié, d’une part. Et d’autre part, ça lui a plu. Avec son accent anglais, il m’a dit : « Brassens j’aime beaucoup !». Il a vraiment fait un travail remarquable. Ce disque a tous les ingrédients pour être bien reçu. Il a besoin de pub, car il y a beaucoup de gens qui ne savent pas que ce disque existe. S’il avait une ventilation plus vaste pour cet album, je pense qu’il se vendrait très bien. J'en tiens pour preuve, les retombées du public qui venait m’entendre et également un article élogieux dans la revue ‘Platine’.
Frédéric Zeitoun était venu m'écouter lorsque j'ai fait un récital au studio Raspail.…Il est animateur sur France 2 entre autres, d'une rubrique des sixties dans l'émission "C'est au programme" de Sophie DAVANT. Ça lui a beaucoup plu. Or, c’est avant tout un amoureux du Rock’n Roll et des sixties. Pour qu’il aime mon interprétation de Brassens, je trouve que c’est quand même un beau compliment de sa part.
Alors…qui est votre contrebassiste ?
Alix Merckx est une excellente musicienne, qui est lauréate du conservatoire. Elle a fait beaucoup de classique et un peu de musiques de variétés. On s’est rencontré grâce à un ami, qui est contrebassiste et qui m’accompagnait. Il s’appelle Frédéric Westrich et ai l’ancien bassiste de Renaud. Maintenant, il est avec Annie Cordy, et est très pris. Comme il ne pouvait plus m’accompagner, il m’a présenté Alix, qui était la compagne d’un de ses amis musiciens aussi. Alix est très jeune. Elle a trente trois ans, je crois.
J’ai accueilli la proposition avec beaucoup de prudence parce que je me suis dit : « Quand même, une femme qui accompagne Brassens à la contrebasse, ça peut-être surprenant ». Et bien contrairement à mes craintes, ça a été très bien perçu et très bien accueilli par le public.
Elle joue remarquablement. Elle a pigé complètement Brassens. Je lui ai écrit toutes mes partitions de basses de façon qu’elle se structure sur le style de basse que je souhaitais. Elle s’y est mise très bien et elle est avec moi depuis maintenant sept ans. Et ça fait quatre ans, que je travaille avec Vincent.
Alix, je lui avais offert l’intégrale de Brassens, pour qu’elle écoute et s’imprègne de la basse. Elle l’a très bien écouté. Avec l’ajout des partitions de basses que je lui ai écrite, elle s’est très bien débrouillée et puis elle aime Brassens…Ah oui ! C’est surtout ça ! Car on ne peut pas jouer Brassens, si on aime pas.
C’est un petit théâtre d’essai que l’on a trouvé, rue Saint Honoré à coté de la rue de Rivoli. Il y a une très belle scène qui contient au maximum soixante personnes. C’est très intime. C’est à la limite du café théâtre et du cabaret. Je suis passé au ‘62’ plusieurs fois. Et à chaque fois c’était bien. C’était toujours avec autant de bonheur. Et les gens qui venaient avisaient d’autres personnes qui venaient la fois suivante. Ça a bien marché le 62 !
Maintenant on cherche des salles ayant une capacité de 80 à 100 personnes. Je ne vise pas des grandes salles. D’abord, il faut les remplir, ce qui dépend de la capacité d’affichage. Je pense que Brassens doit se restituer assez intimement, dans des salles. Pas au-delà de 200 personnes. Au delà, je ne crois pas que c’est mieux écouté, du moins pour des interprètes tel que moi.
On a fait des expériences au Studio Raspail, qui comptait pratiquement 200 personnes.
Quelle est l’histoire de la photo de couverture de l’album ‘Le fidèle absolu’ ?
Sur les conseils de Steve Forward, Vincent et moi, sommes allés à un endroit que Brassens affectionnait particulièrement à Sète qui s’appelle ‘La pointe courte’. On y trouve des cabanes de pêcheurs, dont une que Brassens avait acheté : ‘La cabane aux chats’. C’est une structure d’accueil où il y a des trous de la grosseur d’un chat. Brassens a laissé de l’argent sur un compte, géré par des amis. Charge à eux de nourrir les chats, régler le vétérinaire pour les stériliser et les soigner. Ils ont tenus paroles jusqu’à maintenant comme nous avons pu le constater. A partir de 16h30/17h, on voit tous les chats qui arrivent pour bouffer.
La photo de l’album a été faite sur la cabane des chats. Une plaque figure en haut de la façade. On y voit en ombre chinoise, Brassens de profil avec sa pipe, en face d’un chat. On a fait ces photos là-bas pour composer le livret de l’album. Un photographe nous a accompagné pendant trois jours, à une période intéressante où il y avait un beau soleil.
A Sète, avez-vous rencontré des amis de Brassens ?
Oui. Des pêcheurs…et un ostréiculteur, qui était là et qui est un ami de Brassens. On a fait des photos avec eux d’ailleurs. Et ce sont eux qui ont a charge de s’occuper des chats. C’était un moment exceptionnel que j’ai passé là-bas.
Etes-vous en contact avec des associations d’amis de Brassens ?
Oui. Je suis bien accueilli, d'ailleurs. Pierre Schuler est le gestionnaire et président de l’association : « Auprès de son arbre », et me fait de la pub parfois. Lors des concerts, on le lui dit et il le ventile au sein de son association.
"Le fidèle absolu" est à la fois le titre de l'album et celui d'une des chansons inédites de Brassens. N’est-ce pas un peu vous ?
Ce serait présomptueux de le dire, mais en tout cas, je suis un grand fidèle à Brassens. Et donc cette chanson me va bien. Je l’apprécie beaucoup. J’ai composé la musique bien-sûr…C’est vrai que cela rentre dans ma façon de me comporter vis à vis de lui et de sa mémoire. Le texte est très beau. Quand on écrit une musique sur de tels textes, on n’a pas tellement le droit de se tromper. J’avais décidé en accord avec Vincent de donner le titre à l’album. ‘Le fidèle absolu’ cela cadrait bien avec mon parcours et l’esprit que j’ai vis à vis de Brassens.
Brassens vous a-t-il inviter à interpréter son répertoire ?
Non, il ne l’a pas fait formellement, il n’était pas comme ça. Par contre, il m’a dit une fois : « Tiens, il serait amusant de s’essayer à faire des musiques la dessus » (ses textes).
Moi, j’ai attendu quand même, mais d'autres en revanche, non. Moi, je ne pouvais pas l'interpréter tout de suite après sa mort. J’ai continué d’enseigner le piano dans l'école de musique d’un comité d’entreprise, et j’ai pris ma retraite en 1999. Le temps a passé car Brassens était mort en 1981. En 1999, je me suis fait faire une guitare chez le premier luthier de Brassens, à Mirecourt dans les Vosges, par les frères Gérôme. Le label a été repris par un des élèves : Philippe Moneret.
Il m’a fait une guitare à l’identique, car je voulais avoir le son de la guitare Brassens. C'est un son un peu manouche, très particulier, car ce sont des cordes métalliques. Je suis heureux de m'être fait faire cette guitare. J’en avais d’autres à la maison, pourtant, mais elles ne me convenaient pas. Et puis j’ai décidé sur le conseil de plusieurs amis de me produire en public…de faire des tentatives. Et quand j’ai vu que c’était bien accueilli et bien perçu…je me suis dit : « Pourquoi pas ? ». C’est là où j’ai commencé à vouloir poser des musiques sur ses textes inédits que j'avais mûrement réfléchis depuis des années. Cela a démarré comme ça. Puis il y a eu l’album…
BONUS…
Avez-vous une méthode particulière de travail ?
Afin d’assimiler la plupart des textes de Brassens, il m’est arrivé de réécrire les textes avec les mêmes mots mais dans un ordre un peu différent. Je voulais extraire un sens caché possible, et il m’est arrivé d'en trouver. Sans pour ça transformer la chanson. Et après j'ai tout rétablis dans l’ordre. C’est une expérience intérressante à faire.
Il y a une belle histoire d’une rencontre entre Brassens et un homme qui sortait de prison.
C’était dans les années 57/58, à l’époque où Brassens chantait aux « Trois Baudets ». Il commençait à avoir une bonne notoriété et surtout un poids dans la chanson. A la sortie de ce théâtre, un type est venu le voir et lui a dit : « Voilà Monsieur Brassens, je suis interdit de séjour à Paris. Je sors de prison et j’ai pris le risque de venir vous voir, parce que je voudrais redémarrer honnêtement dans la vie. J’aurais besoin pour ça d’avoir un peu d’argent.
Brassens est allé à la caisse du théâtre et a demandé l’administrateur : Jacques Canetti, qui est devenu ensuite son imprésario. Il lui a demandé deux mois de salaire que ce dernier lui a donné, en liquide, dans une enveloppe.
Brassens a pris cet argent, l’a donné au type et lui a dit : « Tenez, si vous pouvez redémarrer honnêtement avec ça, ce sera bien », et l’autre lui a répondu : « Je reviendrais vous rendre l’argent, je vous le promet ».
Brassens qui ne comptait plus du tout là-dessus, 2 ou 3 ans plus tard, a eu la surprise de voir le type arriver à la sortie des artistes de l’Olympia. Il lui a dit : « Vous vous rappelez de moi ? Je vous ai emprunté de l’argent et je viens vous le rendre. J’ai redémarrer et j’ai remonté une affaire. Je me suis marié et je viens vous présenter mon épouse ». Brassens qui avait l’enveloppe dans la main, lui a dit : « Ce sera mon cadeau de mariage ». C’est une belle histoire, car c’était un bonhomme d’une générosité extraordinaire. Il avait un rapport tout à fait détaché avec l’argent. Il ne savait pas ce qu’il avait et il vivait de façon très modeste. Même quand il a eu beaucoup d’argent.
Site de Jean-Claude Blahat :
http://www.myspace.com/jeanclaudeblahat
Album photos par Jean Rauzier :
http://www.rauzier.com/artistes/blahat/blahat.htm
http://www.myspace.com/jcblahatlefideleabsolu
www.myspace.com/jcblahatlefideleabsolu
Musicorama était le nom d'un spectacle musical présenté le plus souvent à l'Olympia à Paris, qui avait la particularité d'être diffusé sur Europe 1. Il a accueilli les plus grands noms de la chanson française et les meilleurs représentants des variétés internationales.
Le spectacle était diffusé en partie sur Europe 1, soit en direct, soit en différé.
La programmation musicale a été d'abord assurée par Bruno Coquatrix et Lucien Morisse, puis par Jean-Michel Boris.
Crédits Photos : la plupart des photos non répertoriées sont de Jean Rauzier. Merci à Laurent Prouteau, Isabelle Crochard, Jean Foucher, Stéphane Sagas & Greg Soussan
* * *
17 juin 2009
Agnès Soral aimerait bien vous y voir - Théâtre du Gymnase Marie Bell
Agnès
Soral aimerait bien vous y voir
De Agnès Soral
et Jacques
Pessis
Mise en scène de Jean-Luc Moreau
Au Théâtre du Gymnase –
Marie Bell
38 Boulevard Bonne Nouvelle
75010 PARIS
Métro Bonne Nouvelle
Parking : 2 rue
d'Hauteville
Prolongations jusqu’au 20 juin
du mardi au samedi à 21h30 et le samedi à 16h00
Petit Théâtre du Gymnase
Location : 01 42 46 79 79
www.theatredugymnase.com
Agnès Soral – Une maitresse femme dans
l’art du One
Woman Show
Si Agnès Soral a la
cuisse ferme et la fesse rebondie…vous m’excuserez mais c’est franchement
saillant dans le sketche où elle fait du morse avec ses fesses… (cf son site)
c’est tout le talent d’une femme de théâtre, de cinéma et de la télévision qui
s’exprime pour le plaisir de notre esprit et l'expression de nos muscles
zygomatiques tout au long de ce One Woman Show...
Faut-il rappeler que
l'éventail de la carrière d'Agnès Soral, ne compte pas moins d'une trentaine de
films et presqu'autant de téléfilms et de pièces de théâtre. C'est donc un
exercice artistique de qualité qui est offert au public.
Mince...je digresse,
excusez-moi, m'écartant du but de vous présenter plus prompto " Agnès
Soral aimerait bien vous y voir "
Mais c'est de digression en digression qu'Agnès Soral, elle-même, alors qu'elle devait nous présenter les grands classiques de la poésie, va dériver sur sa vie sentimentale.
Fallait-il laisser son
portable allumé ? Bien-sûr que non !
Mais Agnès Soral, tentant
de réconforter son habilleuse en mal d'espoir, s'oublie et expose avec la
complicité du public, tous les petits tracas de sa vie sentimentale, à la
recherche de l'âme sœur...
Avec un charme fou qui
en ferait craquer plus d'un dans la salle : elle passe de la femme très BCBG en
tailleur rouge, qu'elle représente au départ, jusqu'à la femme fatale qu'elle
est à la fin, avec sa nuisette noire très légère...'ras la touffe'...Comme elle
le dit elle-même !
Déclinant toutes les
situations possibles de l'amour, du célibat et du couple, où l'on s'y retrouve
inévitablement, Agnès Soral cherche l'homme idéal : l'homme marié, le divorcé,
le veuf, le milliardaire, le chômeur...osera-t-elle...jusqu'à chercher parmi
les hommes dans la salle ?
Mais attention, si Agnès
Soral quelques fois, dépasse les limites de notre pudicité, semble-t-il, une
tape de sa main droite sur celle de gauche, l'excuse aimablement.
On rit donc et l'on déguste toutes les situations et leurs expressions burlesques qui s'enchainent et se succèdent dans cette facétieuse comédienne d'un One Woman Show, où la femme est incarnée dans toutes ses dimensions.
C'est vraiment extra-patant !
Stéphane SAGAS
25 mai 2009
Pourquoi les hommes n’écoutent jamais rien… »Au Théâtre du Gymnase
" Pourquoi les hommes n'écoutent jamais rien
et les femmes ne savent pas lire les cartes routières ? "
Création théâtrale d'après le Best Seller d'Allan et Barbara Pease
avec : Lionel Buisson et Niki Zischka
Adaptation et Mise en scène : Daniel Tardy
Au Théâtre du Gymnase
38 Boulevard Bonne Nouvelle
75010 PARIS
Métro Bonne Nouvelle
Parking : 2 rue d'Hauteville
Prolongations du 1er avril au 27 juin
(exceptés les 15 et 16 mai en relâche).
du mardi au samedi à 20h
Petit Théâtre du Gymnase
Location : 01 42 46 79 79
www.theatredugymnase.com
BZT Compagnie est
une heureuse troupe de trois artistes lyonnais qui ont décidé de conjuguer
leurs talents sur les planches pour le meilleur et pour le rire. L’adaptation
du best-seller australien « Pourquoi les hommes n’écoutent jamais
rien…et pourquoi les femmes ne savent pas lire les cartes routières »
d’Allan et Barbara Pease est un sujet de prédilection idéal pour camper les
échanges humoristiques.
*
* *
L'origine de la
collection des ouvrages d'Allan et Barbara est venu d’un événement des plus concrets
où bien des couples se reconnaitront, et qui est mis en humour dans la
pièce : au volant, Allan ne voulait pas s’arrêter pour demander la route
et Barbara avait bien du mal à lire la carte, même en la tournant dans tous les
sens…
Pour prendre du
recul face à cette épisode récurrent, le couple a fait la liste de ce qui
n’allait pas chez l’autre. Allan a écrit six lignes et Barbara…quatres pages…
*
* *
La mise en scène
de Daniel Tardy reprend le sujet du livre en le développant de façon
humoristique. Ce qui devient, les aventures d’un couple de conférenciers …et
c’est plus fort qu’eux… dérapant sans cesse de leur sujet pour nous exposer les
coulisses de leur petits problèmes.
Jouée par Niki
Zischka et Lionel Buisson nous dégustons avec délectation et curiosité les
échanges où chacun relance la balle à l’autre. Nous rions sans vergogne aux
travers du couple qui est ainsi exposé…qui au final nous renvois à nous
mêmes…les femmes, les hommes et l’interaction humaine que cela produit.
Est-ce remboursé
par la Sécu ? Ca serait une bonne chose !
Les médias couronnent la pièce :
La presse :
« Le Dauphiné », « Le Progrès », « Le Figaro
Magazine » ; mais aussi les chaines de
télévision : « Télé Lyon Métropole » ; les
radios : Brigitte Lahaye dans « RMC Info Talk Sport »,
« France Bleu Pays de Savoie », les sites comme
« Psychologies.com »
Et Gérard Holz : « Le spectacle fonctionne à merveille,
bravo ».
*
* *
On trouve BZT Cie sur tous les documents présentant la
pièce, qu'est-ce que cela veut dire ?
Niki Zischka :Il
s'agit de notre société (prononcer comme le bruit de la mouche bbbbzzzztttt)
qui reprend nos 3 initiales : Bisson, Zichka et Tardy. Daniel Tardy est
auteur/metteur en scène, et c'est lui qui a adapté et mis en scène cette pièce.
Notre compagnie existe depuis 2 ans, mais nous jouions ensemble avant, et de
surcroit la pièce existait. Cela a été une façon d’officialiser. La 1ère
saison, à Lyon en avril 2004 a été très forte et la 2ème encore
plus. Nous étions dans un café-théâtre, lieu magique qui s’appelle ‘Le
complexe du rire’. Et nous faisons notre 3ème saison à
Paris, au Théâtre du Gymnase.
Lionel Buisson :
Nous avions envie de nous frotter au public parisien…rires…pour voir.
Qu’est ce qui a
motivé votre choix pour ce livre ?
Niki Zischka :
C’est un peu un hasard. Je suis tombé dessus et comme je connaissais Daniel
Tardy, avec qui j’avais travaillé sur un film, je lui ai passé en lui disant
que c’était rigolo. Puis Daniel m'a dit : « Tu ne veux pas que
je t’écrive la pièce »; moi : « Oui, pourquoi
pas ? ».
Et c’est parti comme ça, et
comme il connaissait Lionel par ailleurs, c’est comme ça que l’on s’est mis à
travailler ensemble.
Lionel Buisson :
c’était génial, car ça a bien marché…la mayonnaise a pris.
Est-ce que c’est
votre belle-mère qui a fait les costumes ?
Lionel Buisson :
Bien-sûr. Mais vous ne le dites pas qu’il est moche.
Niki Zischka :
il est très très bien le costume.
Lionel Buisson : Mais
sa mère croit qu’elle est couturière
Niki Zischka :
elle a prise les dimensions exactes.
Lionel Buisson : vous
le trouver comment ?
Très sexy !
Lionel Buisson
quel a été votre parcours ?
C’est pas facile car il ne faut
pas intellectualiser la chose. Moi, c’est un grand hasard, que je sois
là ! …rires…J’ai commencé à jouer devant des indiens en Amérique du Sud
(Guyane et Brésil) et cela m’a amené jusqu’à Paris. Là-bas, les gens m’ont
regardé avec intérêt, même s’ils ne comprenaient pas tout ce que l’on faisait.
De fil en aiguille, je me suis retrouvé sur des planches…des grandes et des
petites scènes
Et vous, Niki Zischka
?
J’ai commencé à faire du théâtre au collège, et j’ai trouvé ça très chouette. Quand j’ai été en fac, je me suis inscrite à un cursus plus professionnel, et c’était tellement bien que je ne pouvais pas m’arrêter. A un moment donné j’ai choisis de le faire tout le temps. C'était un rêve et je ne pensais même pas que cela pouvait devenir mon métier. C’était une passion qui fait que c’était impossible de jouer moins. Donc j’ai continué et me suis accroché. Cela n’a pas toujours été facile.
J’ai travaillé avec des gens
très différents où j’ai joué du classique et de la création contemporaine.
Lionel Buisson,
quel est votre personnage ?
C’est l’homme dans toute sa splendeur, c’est un petit peu de moi, mais c’est un petit peu tout le monde. Avec ses cachoteries et ses lâchetés…mais son bon cœur quand même, et son corps qui est magnifique…rires…
L’alchimie doit donc se réaliser entre mon personnage l’Homme, dans sa rencontre avec l'autre personnage : ’La Femme’.
J'essaye de ressembler à tous les hommes qu'on peut
croiser. Il y a de tout dans les hommes.
Est-ce cette pièce
change le rapport à la femme ?
Lionel Buisson : Oui...il ya des choses que l'on relativise. Surtout le soir...C'est énorme le soir...rires...
Ce changement, c'est
juste un passage ou c'est définitif ?
Lionel Buisson : C'est un passage...rires...Non, cela permet vraiment mieux de se comprendre...surtout que ma femme comprend plus vite...rires...Elle comprend, qu'il ne faut pas m'embêter à certains moments, voilà, et qu'il faut accepter certaines choses.
Les 3%
d'intelligences de la femme par rapport à l'homme, c'est vrai ?
Niki Zischka :
Ah oui !
Lionel Buisson :
C'est une fleur pour faire plaisir, voir même c'est un bouquet de fleur !
C'est un homme galant
qui a écrit la pièce ?
Lionel Buisson :Voilà,
tout à fait.
Et vous Niki, quel
est votre personnage ?
Niki Zischka :Je suis la Femme, et j'essaye de l'incarner avec toutes ses facettes différentes. Je ne sais pas si elles sont toutes forcéments évoquées dans la pièce, mais je joue : la femme mère qui est inquiète pour ses enfants, la femme plus sexy, la femme plus romantique, la femme chieuse, la blonde bête...rires..., la femme d'affaire qui éprouve la difficulté de conjuguer vie professionnelle et vie privée, la femme qui perd patience, la femme amoureuse...
Lionel Buisson : On
a peut-être l'impression que ce sont des sketches, or ce n'est pas le cas. Lorsque
l'on dit que l'on représente les différentes femmes et les différents hommes,
cela veut dire que dans certaines situations exposées, l'homme ou la femme
seront différents selon leur personnalité. Mais il s'agit avant tout d'un
couple qui se retrouve avec les mêmes problèmes que n'importe quel couple.
Niki Zischka : Oui, je suis la femme avec différentes valeurs selon la variété des moments de la vie.
Lionel Buisson :Mais c'est toujours le même personnage qui s'exprime, à savoir la conférencière.
Es-ce que cette pièce
vous a permis de mieux vous comprendre en particulier et les hommes en général
?
Lionel Buisson : Non,
moi je me connaissais bien...rires...
Niki Zischka : Les gens disent que c'est équilibré, moi je ne suis pas tout à fait d'accord...car on se moque parfois de la femme... Cela m'a permis de mieux me comprendre mais pas de sauver mon couple. Cela m'a permis de relativiser, et de prendre de la distance par rapport aux choses.
Avez-vous mieux
compris des hommes ?
Niki Zischka :Les comprendre, oui, mais surtout mieux accepter certaines choses.
Et vous Lionel à
l'égard des femmes ?
D'accepter...soupir...de sourire plus facilement à des situations, et de se dire : "C'est une femme, et puis c'est tout..."
Ce que je trouve
extraordinnaire c'est que durant cette interview, Lionel ne peut faire qu'une
chose à la fois, c'est y répondre. Et que Niki fait plusieurs choses à la fois
(dont se maquiller)...
Niki Zischka :C'est tout à fait ça, c'est ce qui est démontré dans la pièce
Après cette saison
parisienne, quel est l'avenir de la pièce ?
Lionel Buisson : En
janvier 2010, l'on a une tournée à Marseille. Et à la rentrée on sera encore
là, normalement, au Théâtre du Gymnase ou ailleurs. C'est une belle aventure.
Et la salle du Gymnase, qui est blindée, nous rappelle l'ambiance de Lyon,
c'est chouette. L'on a même des réservations 15 jours à l'avance.
Niki Zischka : On a fait des petits changements depuis le début. Ce sont des améliorations dans le texte, la mise en scène ou la lumière; mais nous sommes toujours aussi content de jouer !
Avez-vous rencontré
les auteurs du livre Allan et Barbara Pease ?
Allan Pease est venue nous voir l'année dernière, au cours d'une tournée. Il réalise en effet, des conférences dans le monde entier, à propos des comportements humains au sein de l'entreprise.
Sa femme a pratiquement le même métier que lui, et comme
elle venait d'avoir des jumeaux elle ne pouvait pas se déplacer.
Allan Pease, c'est l'australien dans tout sa splendeur, avec sa grande stature. Le couple vient de sortir un nouveau livre (mai 2009).
C'est parce qu'il y a eu une version anglaise de la pièce que le couple a accepté la version française, dont nous sommes les seuls à avoir les droits. Nous avons de très bonnes relations avec elle. Lui, il est un peu bourru, mais c'est bien. Et nous gardons des liens très sympas.
*
* *
Bonjour Jean-Pierre Gauthier, vous êtes
producteur de la pièce, pourquoi ce choix ?
C'est venue d'une rencontre avec les comédiens. Au départ,
j'ai vu la pièce au Gymnase et j'ai leur ai dit : "On va faire quelque
chose ensemble", car c'est un véritbale coup de cœur. Ce fût une belle
rencontre avec les comédiens et le metteur en scène et tout ce que cela pouvait
représenter. C'est un pari qui est plus qu'agréable. On espère que cela va
continuer.
Quel est l'avenir de cette pièce ?
L'on a signé ensemble pour 3 ans. Ce n'est pas simplement
au Gymnase, c'est une équipe et l'on est tous co-producteurs. C'est donc un
véritable challenge sur 2 à 3 ans, espérant, rester ici, le plus lontemps
possible, faire Avignon, en janvier à Marseille, puis revenir en octobre 2010 à
Paris.
Compte tenu de cet engagement dans le temps,
je comprends mieux cette dimension de coup de cœur ?
Cela faisait 4 ans, que je n'avais pas produit de pièce,
je ne voulais plus y revenir...et voilà ! C'est vraiment LE coup de cœur.
Avez-vous rencontré l'écrivain ?
Non toujours pas. Je sais qu'il va venir pour un livre qui
sort, et dont j'espère avoir les droits. Car l'on envisage une suite. J'espère
le rencontrer et on verra bien. J'apprends que cette pièce et demandée en
Europe, j'espère donc qu'elle va voyager. On me demande également des droits en
Italie, nous verrons...
Avec une troupe italienne ?
Oui, car je pense que Lionel et Niki, ont suffisamment de
travail ici, puisqu'ils partent pour 3 ans. Et s'il y a une suite, le 'Pourquoi
?' restera et sera l'emblême de la troupe.
Vous irez en Italie ?
C'est avant tout Daniel Tardy, le metteur en scène de la
pièce qui suivra.
L'autre nom associé à la co-production est
Alain Depardieu, c'est donc un projet en équipe ?
Alain a produit le film "Tchao Pantin", et une
multitude de pièces dont "Oscar". Lorsque je lui ai soumis mon
projet, il m'a répondu :"Je m'engage avec toi, on y va !". Ca c'est
fait comme ça. C'est une rencontre avec Alain, qui par ailleurs est très
sollicité pour produire d'autres pièces. Le théâtre ce sont des clans et nous,
nous sommes un clan à part.
A la salle toujours pleine, aux flyers qui partent et aux
nombreux coups de téléphones, comment els personnes réagissent en fonction du
bouquin…on voit que cette pièce bat son plein !
Ce sont des problèmes auxquels les humains ont été
confronté depuis la nuit des temps, semble-t-il ?
Oui, on ne veut pas se l’admettre, mais quand on voit la
pièce, c’est comme si on avait un mirroir devant soi. Il vaut mieux en rire.
C’est vrai que les hommes et les femmes sont différents mais complémentaires,
c’est ce qu’il faut se dire, prendre l’un et l’autre avec ses défauts.
Au stand de la pièce à la Foire de Paris, l’on voit la
réaction des gens à propos de la pièce. On y vends le livre. Nous sommes avec
l’Association Soleil d’Enfance, que des comédiens parrainent.
Pourquoi êtes-vous associé à cette
association ?
L’Association Soleil d’Enfance est la section française du
Variety Club International. Des personnes du monde artistique et des sports
mettent un jour de leur temps pour récolter de l’argent afin d’acheter des
mini-bus. A ce jour, l’association en a déjà acheté 225. Les bus sont mis à
disposition d’association d’enfants handicapés. On va faire un festival à
Châlon, un diner gala à Cannes, un gala de l’humour au Théâtre du Gymnase, dont
ce sera la 3ème édition…’Pourquoi les hommes…’ par l’intermédiaire
de Lionel et Niki, parraine cette association. A la vente d’un livre ‘Pourquoi
les hommes…’ 5€ est donné à l’association Soleil d’Enfance et pour une place un
euro. Je suis administrateur de cette association depuis plus de 5 ans. C’est un
beau challenge. On loue le cirque Grüss chaque année, où l’on offre, pour une
place acheté, une place offerte à un enfant handicapé. A la fin, il y a un
arbre de Noël, et tous les enfants handicapés ou non, repartent avec un cadeau.
Il y a au 600 personnes et c’est réédité chaque année. Vous verrez sur le site
tous les artistes qui parrainent cette association.
* * *
A propos de la pièce :
http://www.bztetcie.fr
http://www.pourquoiles.com/
A propos des sujets de Jean-Pierre
Gauthier :
http://www.olivier-belmondo.book.fr/
* * *
Avec Alain Depardieu, nous avons d'autres projets de
co-production pour une pièce dont on risque d'entendre parler, car il va y
avoir un truc exceptionnel autour de cette pièce. Elle va être jouée en
Avignon, cet été et normalement sur une scène parisienne à partir de septembre.
Il y aura également deux comédiens et je pense que cela fera un super coup
médiatique.
Les deux artistes sont déjà très connus mais n'ont encore
jamais joué ensemble. Cela va faire un buzz extraordinaire.
L'affiche sera 'Depardieu –
Belmondo'.
Et devant Depardieu, est ce que l'on met
Gérard ?
Non, il s'agit d'une fille : 'Delphine' et devant Belmondo
on met 'Paul'. Cette pièce a été écrite par un auteur qui l'a joué et qui a été
mise en scène par un Belmondo (Olivier)…et Delphine a accepté
Photos de la pièce : Jean Rauzier - www.rauzier.com
24 mai 2009
Le film Slumdog Millionaire - Une émotion qui éclabousse et réveille
8 Oscars – 4 Golden Globes
un film de Dany Boyle, adaptation britannique du livre de Vikas Swarup ‘Les fabuleuses aventures d’un indien malchanceux qui devint millionnaire’
Dev Patel dans le rôle de Jamal Malik et Freda Pinto dans le rôle de Latika
http://www.slumdogmillionaire-lefilm.com/
Certains grands films portent en eux la marque noble d’être universels. D’abord par les sentiments forts qu’ils mettent en valeur et qui nous concernent tous, frères et sœurs en humanité. Ensuite, par la défense d’un peuple ou de personnes atteintes dans leur dignité.
A la volée quelques titres me
viennent à l’esprit :
‘Gandhi’, ‘Danse avec les loups’, ‘Va, vis et deviens’ (que j’ai vu 3 jours de suite)…
Et aujourd’hui ‘Slumdog Millionaire’.
Le coût de la vie,
le prix de l'Amour
et la liesse de l'Inde des intouchables.
Un film qui nous prend à parti
avec force, intensité et violence dès le début.
Pour jouer avec le spectateur ?
Nous ne sommes pas dans un film commercial !
Simplement, parce
que le metteur
en scène, Dany Boyle, nous embarque au travers de ce film, pour nous faire passer par le
crible de tous les sentiments joyeux et douloureux, que nous sommes à même de
rencontrer dans notre vie.
C’est dans un suspens très tendu que le film se déroule. Un jeune homme de 18 ans Jamal Malik, orphelin, issu des taudis de Mumbai (anciennement Bombay), est en passe de gagner la somme faramineuse de 20 millions de roupies, lors de la version indienne de la fameuse émission ‘Qui veut gagner des millions ?’.
Au sommet d’une victoire historique
devenant un événement national où tout le peuple indien est suspendu, Jamal
Malik est arrêté par la police pour soupçon de tricherie.
Un humble, un petit (comme dirait
l’Abbé Pierre), dont la mère est morte
dans une rixe car on voulait en découdre avec les intouchables…doit-il mériter
d’accéder au sommet d’un jeu, où les gens de la haute société indienne n’y sont
pas parvenus ?
Les évènements de sa vie, parcours d’un enfant de la rue, participeront-ils, à le sauver d’un odieux traquenard dont il est la victime ?
Désormais, pour les films de Bollywood, le recours à des familles aux situations plus que fortunées pour mettre en scène les mélodrames qu’ils veulent exprimer, paraitront-ils un tant soi peu exagérés.
J’ose espérer que ce film fera
école, auprès des cinéastes, non seulement indien, mais du monde, pour nous
offrir désormais un cinéma plus sincère et riche en humanité…
Les prix reçus,
couronnant la qualité exceptionnelle de ce film si humain, semblent l’espérer.
Ce film qui est sorti en janvier, reste le coup de cœur de bien des cinémas, 4 mois après.
Crédit : Ishika Mohan et le web…
20 mai 2009
unheimlichkeit2 - 'Corps étrangers' pièce de Lisa Guédy - du 6 au 24 mai 2009
Corps étrangers
« Unheimlichkeit2»
Ecrit et mis en scène par Lisa Guédy
d’après les œuvres d’Oscar Wilde et Lewis Carroll – Le Portrait de Dorian Gray et Alice, et d’après William Burroughs, Philip K.Dick, Will Self, Dylan Thomas.
Coréalisation Vingtième Théâtre et Rubber Liz. Avec le soutien du Ministère de la Culture, de l’Adami, de l’Association Beaumarchais et d'Arte actions culturelles.
Reprise du 6 au 24 Mai 2009, du mercredi au samedi à 19h30 et le dimanche à 15h, au Vingtième Théâtre, 7 rue des Plâtrières 75020 Paris.
Réservations : 01 43 66 01 13
http://www.vingtiemetheatre.com/
Un vieux film américain s’était amusé à nous présenter l’intérieur du corps humain. Il s'agissait d'une équipe de scientifiques, qui s’était faits rétrécir, et se déplaçait dans le corps d’un malade à l'aide d'une mini-soucoupe.Son but : combattre une maladie incurable.
Le magnifique reportage "L’Odyssée de la Vie", quant à lui, comporte un film d’animation montrant le magnifique parcours des spermatozoïdes dans le corps féminin. On y découvre ensuite, l’évolution de l’embryon dans toutes ses multiples phases pour aboutir à la naissance.
Lisa Guédy, quant à elle, s’est intéressée à vouloir explorer une partie du corps, considéré comme impalpable puisqu’il s’agit du domaine de notre inconscient. Elle a dû certainement se poser cette question : « Comment exposer selon une démarche artistique, le vaste monde de nos pensées ? Les contradictions et luttes qui nous animent ? Le bien et le mal, le sens du péché et de l’interdit ? »
Comment faire pour animer sur scène un tel défi ?
L’usage de multiples formes d’art semblait nécessaire pour exprimer les profondeurs de la pensée et évoluer avec des repères autres et déstabilisants; moyens nécessaires pour mieux vivre cette expérience face à soi-même.
Lisa Guédy a donc choisi 2 auteurs : Oscar Wilde et Lewis Carroll, dont les textes ‘Alice au pays des merveilles’ et ‘Le portrait de Dorian Gray’ ont une valeur initiatique.
La vidéo, mais aussi, l’acrobatie, la danse, et des trouvailles de mise en scène, nous font entrer dans la symbolique profonde de nos pensées…
Deux histoires accouchant de trois acteurs, où les rôles évoluent sans cesse, nous faisant appréhender la complexité d’un humain. Alice, Dorian et Oscar. Les questions intérieures d'un être complexe, confrontées à un être extraverti ; un hémisphère réfléchi face à un hémisphère libre, et un chef d’orchestre des plus primesautiers, tel une abeille gourmande qui veut tout butiner…
Tel est le pari que relève Lisa Guédy. L'auteur joue des symboliques et nous force à avoir recours aux nôtres pour sortir notre épingle du jeu.
Nous chavirons…au point d’avoir l’impression d’être dans une sorte de procès, comme les trois amis de Job qui prendraient à partie violemment le spectateur dans sa capacité de réagir et d’en sortir indemne. Ouf ! Les rythmes s’assouplissent et cette réflexion se termine, invitant chacun désormais à matérialiser de façon plus concrète les mouvements contradictoires qui l’animent. L’harmonie est retrouvée…
Lisa Guédy – Auteur Metteur en scène
Lisa Guédy, pourrait-on dire vous êtes sur les planches et dans la fantasmagorie depuis toujours, puisque c’est à 12 ans que vous rejoignez cet univers. Est-ce votre mode d’expression idéal ?
Jusqu’ici, oui ! C’est le premier que j’ai appris, il y a beaucoup d’artistes en tous genres dans ma famille, beaucoup de comédiens. Mon Grand-Oncle est mort pour la Comédie-Française pendant la guerre de 14-18. Il y a encore son nom sur la plaque commémorative du théâtre...rires...
Sinon j’ai essayé d’autres métiers, j’ai failli être jockey de course, j’ai été apprentie dans une écurie de course mais j’ai eu un accident grave et ai été immobilisé pendant un an, alors pour me rééduquer sérieusement j’ai entrepris une formation d’acrobate à cheval, que j’ai interrompu au bout de quelques jours pour finalement devenir contorsionniste. Ce que j’ai fait durant une dizaine d’années…J’avais également tenté des études de littérature dans l’idée de retrouver cette impression de pouvoir fuir comme on voulait, quand on lisait un bon livre. Impression que je n’ai résolument pas retrouvé durant les quelques années que j’ai passé à la Sorbonne…
Aussi comme ma 1ère formation était d’être comédienne, j’ai un jour, pendant une énième convalescence en Corse, après une énième entorse, fracture ou fantaisie post-acrobatique de la sorte, rencontré un groupe de comédiens qui m’ont donné envie d’écrire des spectacles, c’était lors d’un festival organisé par Robin Renucci.
Ce sont le plus souvent les comédiens qui m’inspirent et me donnent l’envie de faire tel ou tel spectacle.
Votre 1er spectacle est la première version de ‘ u n h e iml i c h k e i t’...
Oui, c’était le 1er, et c’est une réflexion autour du rapport entre le modèle et le créateur, du rapport amoureux qui fait que l’on est inspiré pour créer. Le point de départ de toute création est une histoire d’amour. C’est le point de départ de cette série de spectacles qui portent le nom d’ « Unheimlichkeit », et qui signifie en allemand 'étrangeté'.
Est joué actuellement ‘Unheimlichkeit2’ c’est à dire le 2è spectacle sur ce même thème et dont le titre est « Corps étrangers ». En fin de compte c’est le 2ème bis, car l’année dernière l’on avait fait une 2ème version différente.
Cette année, on l’a complètement changé. Il y a eu la 1ère version, il y a quelques années au Théâtre du Ranelagh. C’était le même décor, le même texte quasiment, mais à chaque fois une mise en scène très différente; puis une utilisation très différente du décor, de la scène, du texte et du jeu des comédiens. Tout était très différent, avec les mêmes éléments de base. C’était cela l’enjeu. De faire que chaque spectacle de cette série soit complètement différent même si l’on utilise les mêmes textes et les mêmes éléments de décor, comme l’a été l’écriture d’Alice au Pays des Merveilles, où Lewis Carroll a écrit 5 versions différentes. C’est exactement la même histoire mais vu sous des angles différents par un autre personnage à chaque fois, donc une histoire totalement nouvelle à chaque fois.
J’ai choisi aussi ce parti pris d’écriture. C’est une expérience de laboratoire : ’A la manière de Lewis Carroll’.
La 1ère version de Unheimlichkeit, avait pour sous-titre Alice, et là, Unheimlichkeit2, a pour sous-titre ‘Corps étrangers’.
Cette 1ère version était avec un boxeur bodybuldé, qui était aussi acrobate. Il était quasi seul en scène. C’était très différent et très performatif. Avec l’accrobatie comme médium.
Là, qu’avez-vous voulu exprimer de nouveau, par rapport à Alice ?
C’est la même histoire mais pas sous le même angle, d’une personne à l’autre, le même événement est vu différemment. C’est l’enjeu.
Est-ce que l’expression moderne de votre pièce est une façon incontournable pour rentrer dans l’introspection, comme un chemin nécessaire pour nous renvoyer à nous même. L’homme c’est la séduction et l’extraversion, la femme, les sentiments intérieurs et Dorian, le témoin ?
On y voit ce qu’on veut, mais il y a un peu de tout ça. L’idée c’est que c’est construit comme un rêve et qu’il y a des associations qui se font dans un ordre qui n’est pas forcément logique. Il peut y avoir un mot qui se retrouve à la fin, et qui fait que tout s’explique. Un événement survenu auparavant et incompris devient alors logique, comme dans un rêve. Un même objet ou un même sentiment, peut guider le spectateur dans sa rêverie. Il en est de même en ce qui concerne la musique ou la lumière du spectacle, l’idée qu’une odeur peut par exemple nous ramener à un événement passé est l’exemple le plus concret et connu de tous de ce genre de sensation. Là, c’est du même ordre, celui de la suggestion, les choses sont suggérées et le spectateur fait son propre chemin.
Il y a un climat qui s’installe avec le son, la vidéo et la performance des acteurs où tout est fait pour suggérer les choses. C’est au spectateur en fonction de son propre ressenti, de ses souvenirs et de tout ce qu’il a en lui, de faire son parcours
Et donc Alice et Dorian sont les personnages nécessaire de cette démarche ?
Oui, parce qu’ils représentent parfaitement l’idée du Modèle absolu, parfait, ‘Femme’ et ‘Homme’. Et en plus, ils ont existés, ils sont de Vrais fantômes.
Alice a vraiment inspiré à Lewis Carroll l’histoire d’Alice au Pays des Merveilles. Elle s’appelait Alice Liddell et Lewis Carroll s’en occupait quand elle était petite. Il était professeur de mathématiques à l’université d’Oxford et avait la garde des filles du Doyen et elle était son enfant préférée. Il prenait beaucoup de photos d’enfants, presque exclusivement des petites filles, et qui étaient les plus belles et les plus modernes photos d’enfants à l’époque.
Alice apparaît toujours la plus rayonnante sur les photos, alors que les autres petites filles le sont beaucoup moins, en revanche.
Un jour Alice, lui a demandé de lui écrire une histoire et cela à donné ce que nous connaissons. Il était très attaché aux enfants.
En ce qui concerne Oscar Wilde, il a également rencontré le personnage que fut Dorian Gray,ou à peu près… car même s’il a rencontré son amant après, l’on peut dire que c’était quasi prémonitoire. Il est mort, tué par le garçon qu’il aimait le plus, un jeune homme sur le modèle de Dorian Gray.
Pour moi, ils sont des modèles absolus Homme et Femme, pour raconter cette histoire, ce spectacle.
Cette dualité est-elle le rapport idéal, pour accomplir le chemin initiatique du spectateur ?
Oui, la pièce ne parle que de parcours initiatique.
L’usage des arts du cirque dont l’acrobatie, dans votre pièce, sont des expressions auxquelles vous resterez fidèle pour d'autres mise en scène ?
Oui, j’ai été très marquée par ça et si je suis allé vers ça, ce n’est pas par hasard. Car j’ai des choses à dire par rapport à la façon dont s’exprime le corps, et comment il influence le reste. Chaque particularité du corps donne à voir un aspect de la personnalité. C’est mon médium. Cela l’a été pendant 10 ans.
J’adore l’idée que l’on peut imaginer des situations scénographiques sans limites grâce au savoir-faire des artistes de cirque, de pouvoir envisager des situations qui visuellement correspondent à mon envie d’univers plastiques assez surréalistes.
Un site pour mieux connaître votre univers artistique :
http://www.rubberliz.com/
Frédéric Longbois – Comédien Chanteur Lyrique
Frédéric Longbois, vous êtes acteur, chanteur lyrique à l’Opéra Comique sous la direction de Jérôme Savary, mais aussi comédien et auteur compositeur interprète ; est-ce que l’on peut dire que vous êtes un artiste complet ?
On peut dire ça, je pense. Je touche un peu à tout, c’est vrai. Je viens du classique. J’ai fait le Conservatoire de chant et de piano. Et puis après je me suis mis à écrire des chansons, mais ça c’est venu un peu sur le tard, vers les 22 ans. Et puis il y a eu des rencontres. Ce métier est une aventure, car j’ai même été coiffeur.
…surprises…
Oui ! J’ai été directeur artistique chez Lucie St Clair (salon de coiffure de renommée). Et puis un jour, une dame est venu dans le salon et m’a dit : « Il me faut un fou comme toi pour mon film ! ».
Et je lui ai dit : « Mais je n’ai jamais fait de figuration ». Elle m’a répondu : « Mais c’est le rôle principal »; pour un film qui s’appelait ‘Mécaniques célestes’ (film de Fina Torres) et ça a bien marché.
Et c’est comme ça que je suis passé du séchoir à la caméra !
Mais déjà, je chantais dans des cabarets à Paris, et j’écrivais déjà mes chansons. L’art lyrique, j’avais abandonné. Je l’ai repris avec Jérôme Savary, où j’ai retravaillé la voix et l’appui…Pour faire ‘La vie parisienne’, ‘La péricole’, ‘La belle Hélène’…
C’était formidable, car ce sont de grandes scènes qui nous ont fait voyager dans le monde entier. C’était vraiment intéressant.
'Unheimlichkeit2’ me fait toucher un autre théâtre, une autre forme d’expression intéressante. C’est vrai que le texte est très écrit et qu'il y a beaucoup de circonvolution. Je l’ai appris assez vite mais en travaillant beaucoup. Et je me suis fait toute une explication de texte, pour me plonger vraiment dans Carroll et dans Wilde.
Le spectacle est assez précis et le concept est surprenant d’allier ces formes d’arts que sont la danse, l’acrobatie, la contorsion, la chanson et le métier de comédien. Je crois que Lisa Guédy a bien su orchestrer tout cela. Elle sait ce qu’elle veut et surtout ce qu’elle ne veut pas. C’est intéressant de travailler avec elle. Vraiment ça me plait beaucoup cette aventure. Il faut s’y plonger tous les jours et tout réinventer.
Comment définissez-vous votre personnage ?
C’est un mélange d’Oscar Wilde et de Lewis Carroll avec tout ce que cela comporte de démarche avec la psychanalyse et de coté inquiétant, pervers, drôle parfois, enfin j’essaye en tout cas. C’est un personnage très complexe et très méchant qui est dans une espèce de cauchemar, un rêve éveillé. C’est un peu David Lynchéen …je ne sais pas si on dit cela ?
Je ne sais pas comment vous l’avez reçu ce spectacle ?
J’ai puisé dans mes symboliques personnelles. Au début, l’on voit cette femme qui semble torturée par ses pensées et vous apparaissez comme un maître chanteur, avec laquelle vous jouez de façon un peu perverse. Lorsqu’apparaît le personnage interprété par Thierry, vos 2 rôles évoluent.
Dans cette pièce, il n’y a pas vraiment de fil conducteur, car le petit fil qui s’y trouve est un prétexte. Le plus important ce sont les images, comme dans le rêve d’ailleurs. On peut dire parfois qu’un rêve n’a ni queue ni tête...où le temps n’existe pas. Il est suspendu, il n’y a ni passé, ni présent …on flotte.
Est-ce que ce parcours initiatique et psychanalytique vous a permis de mieux comprendre des aspects de vous même ?
Oui, tout à fait. Cela m’a permis de comprendre les tensions que l’on avait en soi. Les angoisses par exemple, car le personnage que je joue est très angoissé. Il est amoureux aussi de Dorian Gray (Thierry Laurion) et aussi amoureux d’une certaine façon d’Alice (Caroline Siméon), mais il n’assume pas cet amour. Il assume d’avantage le coté homosexuel on va dire. Mais ce n’est pas une pièce sur l’homosexualité, mais sur l’amour en général, je trouve. Je trouve que l’amour est assexué car il est toujours représenté par un ange.
C’est mon spectacle avec mes chansons. Je vais faire cela avec Gérard Daguerre qui a été pendant près de 20 ans le pianiste de Barbara et qui est maintenant le chef d’orchestre de Charles Aznavour. On a déjà fait un spectacle qui a été mis en scène par mon amie Clémentine Célarié : « La fesse cachée de la lune ».
Là, je veux faire une espèce de conte musical à 2 pianos, et peut-être un bandonéon, un violoncelle et des percussions. Peut-être on va le jouer au ‘Théâtre du Vingtième’, mais l’on a des projets pour d’autres théâtres parisiens. Mais j’aimerais assez le faire ici, car l’espace est assez grand en fait et il y a une certaine résonance. Et puis il y a un certain public pour ce théâtre…on en parle…l’endroit est agréable, je m’y sens bien, j’aime bien venir là !
Je tourne aussi dans le prochain film de Jeanne Labrune avec Isabelle Huppert. C’est pour cet été, je crois.
Et aussi, je dois jouer le rôle principal dans ‘L’Opéra de 4 sous’, l’année prochaine à Reims. A Metz aussi, où je viens de chanter dans ‘Les Saltimbanques’ de Louis Ganne. Et peut-être que l’on fera ‘L’Opéra de 4 sous’ à Paris, je ne sais pas, en tout cas on le fera dans des grands théâtres en tournée, mis en scène par un type formidable qui s’appelle Bernard Pisani. C’est un metteur en scène d’opéras et d’opérettes…
Je crois savoir que vous êtes normand d’origine ?
Oui, tout à fait. Mon père est de Rouen, et moi je suis originaire de Trouville. J’écris beaucoup quand je suis là-bas, car c’est là que je trouve mon inspiration. La Normandie j’en ai besoin. Parce que l’écriture est un muscle.
Comme disait Sacha Guitry : « Ecrivez une page par jour…et vous verrez dans un an ».
Donc j’écris mes chansons : paroles et musiques. Mais je travaille aussi avec des auteurs. Je fais en principe toutes mes musiques, mais j’aime bien travailler sur d’autres textes, car cela me fait aller ailleurs dans l’harmonisation et je m’accompagne au piano.
Le piano dans notre pièce ‘Unheimlichkeit2’, se trouve sur un culbuto, donc c’est plus difficile, car cela tourne dans tous les sens. Et puis, ça n’est pas un vrai piano mais un petit clavier. Je suis mal installé mais c’est fait exprès je pense.
Caroline Siméon – Acrobate Comédienne
Caroline Siméon, quel est votre parcours ?
J’ai un parcours de danseuse et de comédienne. Dans un court métrage j’ai eu l’occasion de jouer le rôle d’une trapéziste. J’ai rencontré les arts du cirques comme ça et je m’y suis complètement lancé. Depuis, je mène une double carrière de comédienne et d’artiste de cirque, sur des spectacles où les 2 arts sont liés comme ‘Corps étrangers’.
Parfois vous ne rejoignez que le monde du cirque ?
Cela m’arrive de travailler en cirque traditionnel, mais ce n’est pas ce qui m’intéresse le plus. Ce que j’aime beaucoup ici c’est que le numéro est amené, déconstruit, dans un spectacle, donc il est travaillé et qu’il raconte quelque chose. Alors qu’en cirque c’est plus de la performance pure. Mais les 2 sont très plaisants à faire.
Comme vous aimez jouer dans des spectacles où les arts du cirque sont mis en scène, il y en a suffisamment qui répondent à votre attente ?
De plus en plus au final, car le cirque se modernise, ce qui fait qu’aujourd’hui, il n’y a plus seulement le cirque traditionnel, mais aussi le cirque contemporain où tout se mélange, où l’on théâtralise énormément.
Et comme le visuel est très à la mode, ce qui fait que les gens du théâtre font de plus en plus appel à des acrobates. Du coup, il y a de plus en plus du travail, comme la pièce d’aujourd’hui.
Quelles sont donc les réalisations où vous avez joué ?
Au XXème Théâtre, j’ai joué en début de saison 2009, pendant 2 mois, dans un spectacle : ‘Don Quichotte’ mise en scène par Christophe Gauzeran. La mise en scène était de façon ‘cirque’ avec les moulins à vent qui était des grands tissus aériens. Il y a aussi les spectacles de ma compagnie.
Comment s’appelle-t-elle ?
La compagnie les « Krilati » qui veut dire ‘ailé’ en russe, car je suis d’origine ukrainienne. On y joue des spectacles de cirque/théâtre, où les 2 sont mélangés. Les numéros sont déconstruits et amenés dans l’univers théâtral et dans l’histoire qu’on cherche à raconter. Comme le spectacle de Lisa Guédy.
Quel est ton personnage dans cette pièce ?
Je joue le personnage d’Alice de Lewis Carroll. Mais une Alice qui se transforme. Je crois que je suis surtout l’inconscient de cet homme : Oscar Wilde. La part de féminité qui pourrait y avoir en lui. Je suis aussi toute la complexité de la femme, je pense. Je suis la part d’enfant et d’adulte. Egalement la sensualité et tout ce que peut représenter une femme. C’est tout cela, un mélange.
On est à la fois réjouis et un peu torturé dans cette pièce, non ?
Ah oui complètement. Lisa est toujours sur le fil, aller jusqu’au bout d’une situation qui gêne et dérange le public et elle tombe ensuite dans la drôlerie. Elle arrive toujours à s’en sortir par un coup de main. On est toujours dans cette tendance mais elle s’en sort toujours très bien. On ne tombe jamais dans le glauque.
Elle reste légère, c’est d’ailleurs aussi une acrobate.
Oui, elle reste très acrobate. Je ne sais pas où elle est allé chercher toute cette folie, mais en tout cas elle le gère à la perfection. Je ne sais même pas si elle a conscience de tout ce qu’elle a amenée, elle-même. Mais c’est fou car je pense que le public peut y voir des tas de choses, et d’ailleurs les gens qui sont venus me voir sont sortis avec pleins de remarques tellement différentes, que c’est fabuleux. Cela fait référence à des choses tellement différentes pour chacun, selon les parcours des gens je pense. C’est ça qui est très chouette. Chacun y voit quelque chose de particulier.
En ressortez-vous différente sur la compréhension de vous-même et des autres, grâce à l’interprétation de cette pièce ?
Je pense que cette pièce m’apporte énormément, c’est à dire que j’ai peu l’habitude de faire des spectacles comme celui-là. Le numéro sur un brancard suspendu, au début de la pièce qui dure 10 minutes. Ce qui est très long pour un numéro, où tout se fait dans la lenteur. C’est un travail très intéressant. Pour moi en tant que comédienne, ce que j’en retire, c’est que mon rôle passe…comme dirait Marthe Mercadier qui a vu la pièce hier, de l’extrême rigueur à la folie. C’est cela qui est intéressant à vivre : la perfection du mouvement et en même temps le lâcher prise de la comédienne. C’est très agréable à faire. Oui, cela m’a apporté énormément de choses de jouer cela.
Comment vivez-vous ce que vous donnez et recevez des 2 autres partenaires ?
J’ai l’impression que l’on est nécessaire les uns aux autres et que l’on se complète parfaitement. Et que chacun d’entre nous met en valeur les 2 autres. L’on forme une équipe assez homogène, même si l’on est très différents.
Il y a des fils invisibles qui vous relient ?
Je crois, oui. Nos caractères et nos compétences si différents se rejoignent pourtant très bien dans ce spectacle. On s’aide énormément et on se tire aussi beaucoup vers le haut, les uns les autres. C’est très agréable de sentir ça. On a chacun notre place, absolument. On est vraiment nécessaire les uns les autres. Il en manquerait un cela ne serait pas pareil.
Et après la pièce, quels sont vos projets ?
Je pars en tournée avec mon spectacle dans toute la France. Il s’appelle ‘Fando comme Lis’, qui reprend la pièce de Fernando Arrabal ‘Fando et Lis’. C’est une adaptation circacienne.
Le site de votre compagnie : www.krilati.com
Thierry Laurion – Comédien Danseur
Quel est votre rôle et comment le vivez-vous ?
J’essaye avant tout de trouver quelque chose de très basique, sans se prendre la tête. Il faut vraiment que cela soit très cru. En 2 dimensions. Je suis le mec et je drague et je drague et je drague…rires…
Pour que ça marche, il faut que le personnage soit très défini dans ma tête, et essaye de comprendre la pièce pour apporter quelque chose.
Les images et les sentiments de mon personnage, j’essaye de les transmettre sans vraiment trop y penser, parce que je retrouve finalement ma réalité…ou mon irréalité.
Dans la pièce je suis Dorian Gray, je me la pète, je suis beau et musclé et espère que tout le monde m’aime.
Oui, c’est tout à fait réussi ! Maintenant revenons sur votre carrière. Vous êtes tour à tour américain et français, comédien, acteur, présentateur d’une émission de télé où tu es élu le meilleur animateur, acrobate et yamakasi dans 2 comédies musicales : ‘Notre Dame de Paris’ et ‘Le Roi Lion’, danseur, chorégraphe ;
est-ce qu’on peut dire que vous voyez la vie et votre carrière avec le dynamisme et le rebondissement d’un yamakasi ?
Rires ! Oui ! Bravo, bravo ! Oui, je rebondis et je sautille, c’est ça ma carrière. Et je préfère faire plusieurs trucs en même temps, car je me fais chier très vite…rires…mais aussi avant tout, j’ai commencé avec la danse et l’accrobatie et je me suis vite rendu compte que c’était plus l’interprétation qui m’enchantait. Danser, faire les mouvements et les pas, qui nous sont chorégraphiés, après ça, c’est plus l’interprétation qui était vraiment importante pour moi.
J’ai recommencé à prendre des cours de théâtre et aller beaucoup dans le théâtre. Du coup, maintenant ma carrière tend beaucoup vers le métier de comédien. Je vais par exemple faire ‘Jacob’ dans la ‘Cage aux folles’ à la rentrée… donc très bien.
Vous êtes prêt à endosser, la perruque, les plumes et les paillettes
Oui, tout à fait, j’adore me déguiser et me travestir. J’aime changer de registre, j’adore ça. C’est qui me fait vibrer, c’est ce que je veux pour moi dans ma carrière et même dans ma vie.
Tu dois plaire à tes ami(e)s et les surprendre alors ?
Oui, entre autre. Je n’en n’ai pas beaucoup. Il n’y en n’a pas beaucoup qui me suivent…rires…Mais ce sont des très bons amis, pas beaucoup mais des extraordinaires amis. Et ils m’ont donnés tellement d’amour, c’est ce qui compte vraiment.
Tu aimes les étonner ?
Oui, mais pas tout le temps, parce qu’à un moment, cela devient tellement farfelu, tellement superficiel..mais il y a un fond qui est quand même assez important. Evidemment j’aime étonner, mais j’aime plus étonner les gens que je ne connais pas finalement.
Quels sont les ingrédients qui ont participés à ce que tu sois élu meilleur animateur pour une émission de télé sur Pink TV ?
Je crois que c’est ma fraicheur ! …rires…J’arrivais naturel. C’était une émission tellement drôle de 5 minutes. Et en fait, je suis non seulement américain, mais aussi québecois. Et donc j’avais l’accent québécois, qui pour les français, fait rire. Et en même temps j’étais travesti mais pas complètement. J’étais masculin-féminin, si j’envoyais chier les gens ont sentait une tendresse. Voilà, ce qui me décrit c’est que j’aime ses opposés.
Vous étiez comment en travesti, dites-moi ? avec l’accent québécois…
J’ai rien compris mon p’ti frère !…rires…Y a rien à faire, je me suis bien bien marré, c’était superdrôle cette affaire là, et je pense que Pink TV a bien aimé et bien apprécié mon accent québecois.
Comment se passait cette émission ?
« De cœur à cœur, Claude Touchette à votre écoute ! ». Je répondais au courrier du cœur. C’était des gens qui se posait des questions sur leur amour, sur l’homosexualité…J’étais d’une franchise impertinente, mais avec l’accent québécois, cela devenait drôle. On me pardonnait.
Vous êtes américain, canadien, français, vous vous y retrouvez ? Parles-nous de tes origines.
Mon père est black américain avec du sang indien cherokee, ma mère est québécoise et française et du sang iroquois cette fois-ci. Et du coté français, ma grand-mère est à moitié italienne et autrichienne.
J’ai vécu à Montréal, puis aux Etats-Unis et maintenant, je vis à Paris.
Aujourd’hui vous êtes donc un américain à Paris ou un français à Paris ?
Ah ! rires…( ‘Un américain à Paris’ à la fois musique de Gershwin et film de film de Vincente Minnelli)..Vraiment un québecois à Paris.
Y-a-t-il un mot particulier que les canadiens aiment dire quand ils accueillents quelqu’un ?
Non, il n’y a rien de spécial. Bienvenu par exemple. Mais pour un québecois, de s’installer en France, c’est quand même très compliqué, parce que nous ont est habitué aux grands sourires et aux grands bras, chez nous. On aime tout le monde et tout le monde nous aime : « Bien voyons donc, t’es dont bien cute ! ». Et ici, c’est pas la même chose. Les français sont très durs, ce qui est pas facile pour commencer, et la bureaucratie est très lourde.
Du coup on s’y fait. Ca m’a pris un an pour m’acclimater.
Mais après ça je kif la France !
Est-ce que je peux me permettre de dire que vous avez un peu le charme de Yannick Noah ?
Ah, oui ? Ca je le prends bien ! C’est mes belles dents.
Je pensais surtout à l’expression des yeux quand vous souriez
D’accord. Merci pour le compliment.
A la rentrée, vous interprétez donc ‘Jacob’ dans ‘La Cage aux Folles’. Vous avez déjà rencontré Didier Bourdon et Christian Clavier ?
Oui, les 2 sont adorables. Bourdon cherche encore son personnage parce que c’est quand même assez dur de passer après l’ interprétation de Michel Serrault pour le rôle de Zaza. Et Clavier c’est vraiment une locomotive. C’est extraordinnaire. Lui, pffouiiiii ! Il cartonne.
D’autres projets un peu plus lointain ?
C’est déjà pas mal, non ?...rires…
Absolument, mais comme vous avez une carrière qui rebondit !
L’été prochain, je rejoues dans Candide, que j’avais joué avec Lambert Wilson au Chatelet à Paris et à la Scala di Milano.
Vous jouiez en italien ?
Non, en anglais, car cette comédie musicale issue de Voltaire, a été écrite par Léonard Bernstein. J’avais un rôle de danseur et là aussi. On le reprend à Tokyo, l’été prochain . Du coup, je fais ‘La Cage aux Folles’ du mois de septembre 2009 jusqu’à la fin avril 2010, voir début mai. 
Là, je pars au mois de juin 2009 à Londres pour répéter, ensuite on part à Tokyo tout l’été. Et ensuite la Cage aux Folles.
Est-ce que vous connaissez le Japon ?
Non, pas encore. J’ai été en Corée, en Chine, à Taïwan et en Thaïlande.
Cela va être une belle expérience artistique et humaine ?
Oui, je veux vivre exactement comme le film ‘Lost in Translation
Site artistique : myspace.com/thierrylaurion
Crédits photos :
Vinciane Verguethen
Catherine Faux
Huma Rosentalski
Franck Clère
Derya Mendes
17 mai 2009
Jacques de Closets, coiffeur des rockers, un cœur et des doigts en or
Jacques de Closets, un cœur et des doigts en or
Jacques de Closets est coiffeur de métier. Il est de ces artisans qui le vivent avec la passion et l’intelligence du cœur, comme beaucoup et qui donne un attrait chaleureux à leur profession.
Mais ce qui distingue Jacques de Closets des autres, c’est son dynamisme avant gardiste, cet élan surprenant à séduire, étonner et enthousiasmer...
On ne sait plus combien de fois, il faut décliner sa personnalité de star… J’en ai dénombré 4 !
1) D’abord et dès le début de sa carrière, Jacques de Closets a été le coiffeur des stars. Au moment, où la chevelure avait le sens d’une revendication explosive, ils les a modelé, sculpté, donné sa tendance aux artistes des années 60 : Les Beatles, Vince Taylor, Elvis Presley, Eddy Mitchell, Antoine, Georges Moustaqui, Dick Rivers, Les Charlots, Gene Vincent…
Il continue d’être les amis de certains passant de l’habileté du maestro au plaisir de l’amitié.
2) Ensuite, Jacques de Closets est une star pour avoir inventé une façon de faire qui est désormais utilisé par toute la coiffure : ’Le mèche à mèche’. Ainsi, est-il apparu auprès de ses collègues comme un référence. Généreux, il a répondu à leurs sollicitations en partageant aimablement son savoir faire.
3) Mais Jacques de Closets est un artiste à part entière, dont le salon parisien était l’atelier tant remarqué de l'expression de son art de la coiffure. Il créait chaque jour l’événement par son style inattendu et avant-gardiste où jusqu’à 200 personnes/jours venaient sur le trottoir mater au travers de la vitrine. Un salon qui au gré du rock ou du disco semblait exploser dans la rue !
4) Les japonnais à la recherche d’un coiffeur exceptionnel, ont tellement été séduit par le panache de Jacques de Closets qu’à plusieurs reprises, il a été le chef d’orchestre de galas de coiffure aussi professionnels qu’extraordinnaires. Son capital naturel de sympathie à susciter auprès des coiffeurs japonais l’envie de créer un fan club dans leur pays : le ’Japan Artist Club’, pour apprendre et perpétuer son savoir faire.
Savez-vous que Jacques de Closets imposa un éléphant rose et un singe vert au japonais, lors d’un spectacle de coiffure. Vous ne me croyez pas ? Alors branchez vous sur :
http://www.youtube.com/watch?v=6SfxGEwZzSI
et vous serez plus que branché !
Voici Jacques de Closets : le Christophe Colomb d’un nouveau monde capillaire !
Mais un homme qui garde des liens d’amitiés avec bons nombres de personnes, qui lui rappellent qu’il y a 10, 20 voir 30 ans, il a eu une attention amicale, une parole réconfortante, un avis sûr et qu’aujourd’hui, comme le chante Brassens il a transmis la chaleur des copains d’abord…
Alors, Chères lectrices et chers lecteurs, prenez donc un verre de thé, de café ou votre boisson préférée, et allez découvrir cette riche personnalité qui se dévoile dans cette interview en 3 parties.
20/05/09 - 16:09
Jacques est un génie
J'ai connu Jacques de Closets en 1964 alors qu'il officiait au sous-sol du salon de Claude Régis au 54 de la rue Taitbout à Paris. Je fais donc partie des amis et des clients de la "belle époque".Je l'ai retrouvé en 2009 via quelques messages e.mail...J'espère bien le revoir un jour et reprendre les liens très amicaux et chaleureux que nous avons eu jusque dans les années 70.
Jacques est un génie qui à toujours été très en avance sur son temps .
Gilbert Girard
06 mai 2009
Interview d'Olivier Sorel sur Youtube, par Stéphane Sagas
Chères
lectrices et chers lecteurs,
faut-il vous présenter Olivier Sorel, l'interprète de Gilbert Bécaud ?
Bien-sûr que non !
N'est-il pas connu et reconnu tant par une interview que j'ai eu la plaisir de réaliser que par l'annonce de son spectacle qu'il interprètera au Théâtre de la Grande Comédie à partir du 24 novembe 2009. Pour patienter d'assister à ce récital de 2h40, on peut aller sur http://www.hommageabecaud.fr
Alors Stéphane Sagas ? Quoi de neuf alors ?
Et bien l'occasion m'est offerte de vous inviter à écouter la voix chaude d'Olivier Sorel sur Youtube, lors d'une interview, qu'il m'a consacré chez lui. Vous découvrirez la passion d'un amoureux de la musique pétri par quelques décennies de chansons, et d'interprétation, qu'il en ressort une magnifique symbiose de "L'homme et la musique"... telle cette magnifique chanson symphonique de Gilbert Bécaud,
L'interview
est en 2 parties : http://fr.youtube.com/user/sosyland
03 mai 2009
Alain Turban interprète "Poulbot" à l'Européen - du 14 au 17 Mai 2009
Chers
lectrices et chers lecteurs,
Savez-vous
qu’un événement musical a lieu à Paris du 14 au 17 mai 2009.
Non ?
Et bien
il s’agit d’une série de concerts d’Alain Turban à
l’Européen !
(5, rue
Biot 75017 Paris)
Une carrure qui a 30 ans de métier avec
une voix toujours aussi touchante et légère.
Alain Turban chante depuis 1978. Il nous a fait danser
pendant la belle époque du disco avec des
titres comme "Quatrième
dimension" et "Santa Monica" (disque d’or en 1980). Il prend
ensuite une autre orientation avec "Mystique"(1990) ou "Jean
d’ici, Jean d’ailleurs" (1992) hommage à "Jean Cocteau" et
"Jean Marais.
L’album
"Turbanovitch", marquera ses 20 ans de carrière, qu’il fêtera comme
il se doit par un concert au Casino de Paris, en 2000.
Alain Turban a passé sa vie de
tournées en galas en parcourant, la France, la Pologne, l’Europe, le Chili, le
Canada, la Polynésie.
Il a enregistré plus de 150
chansons à ce jour. Pour notre plus grand plaisir cet auteur-compositeur
interprète, plante un nouveau décor musical. Qu’est-ce qui caractérise l’album "Poulbot"
pour cet homme qui marque ainsi ses 30 ans de chansons ?
Avec "Poulbot"
Alain Truban s’exprime en un homme de la mémoire collective,
de l’intelligence des mots
et de l’élan du cœur.
L’album "Poulbot"
est un hommage à Montmartre, à Poulbot l’homme au grand cœur et
le dessinateur poète, à Michou, au Moulin Rouge, à "Chez
ma cousine" (célèbre cabaret montmartrois)…
Mais il nous offre aussi des morceaux délicieux…de la
poésie en dentelle, du ciselé à l’or fin avec : "Bistro !"
et vive les cosaques, "Les amoureux du Sacré-cœur" une page de tendresse, la coquine "J‘te croque",
un duo qui fini en rateau "Deux cafés et l’addition", comment
dire ses sentiments à sa "Jeannette" et l’émouvant hommage au
cirque que le cœur d’enfant que nous avons tous, aurait voulu écrire "Médrano".
Le secret de ce style, le savoir faire de cet artiste qui rend vivantes et pétillantes ses chansons, c’est qu’il écrit avec les sentiments profonds de son cœur…Chaque chanson est comme une page d’histoire de notre vie, du patrimoine humain de tous et chacun, qui excelle par la poésie de son style et de son interprétation.
L’ami Alain, est avec toute une
équipée de musiciens : Pascal, Piétro, Jean-Marc, Caroline, Paul, Jérôme,
Renato, Nicolas, Hélène, Franco, et les filles du Moulin Rouge.
Ainsi, sont au rendez-vous le piano, le violon, l'accordéon, la clarinette, la batterie, le clavier, la contrebasse, les chœurs...
Comment
qualifier d’un mot, d’un seul son album ?
« C’est Impérial ! »
Compte tenu d’un titre d’Alain
Turban "Mystique", je me permet de vous citer la source qui
m’inspire.
Cela vient d’une petit paysanne
de la Drôme, Marthe Robin. Cette mystique du XXè qui accueillait chaque
jour des personnes à la recherche de sa sagesse, reçu un jour, un homme fier de
lui faire humer un verre de bordeaux issu de sa récolte. « Impérial ! » fût la réponse de cette
femme qui ne mangeait par jour que le repas de la messe.
Chères lectrices et chers
lecteurs, lorsque vous humez un vin d’excellence, que sentez-vous, que
ressentez-vous ?
Quels arômes, d’une terre
généreuse anobli par le travail d’une équipe attentive percevez-vous ?
« Impérial ! »
pourrez-vous clamer à Alain Turban lorsque vous viendrez
l’applaudir !
Car avec "Poulbot",
Alain Turban, la chante avec beauté sa cuvée généreuse, issue de la butte
Montmartre et anoblie par son travail d’artiste.
Et comme il a un cœur gros comme
ça, c’est pour vous,c’est pour tous. C’est la cuvée des amis, la musique de la
fête, qui réjouit les cœurs et les esprits.
Sur cette colline d’un paname où
les ruelles chantent par leur sinuosité, les p’tits recoins étonnent par la
poésie du passé et du présent entremêlés,…ici on est tous des parigots….des
titis…
Avec "Poulbot",
Alain Turban est le nouveau cru de ce terroir de Panam qui nous rend meilleur.
Alain, tu es un incontournable de la tendresse, de la poésie et de l’amitié.
« C’est Impérial ! »
Parce que la beauté des textes
et du style, permettraient à ses chansons d’être étudiées au Collège ou au
Lycée dans les registres de la littérature comme une excellence du savoir dire…
Parce que sa belle musique est
une histoire de copains et copines, généreuse, enthousiaste et riche…fleuron de
notre patrimoine musical
Parce que ces mots comportent
l’universalité de l’amitié qui sait se vivre et se fêter
Parce que si avec Liza Minelli,
nous étions américains, avec Nougaro de Toulouse, avec Stan Getz d’Ipanéma,
avec Césaria Evora du Cap Vert, assurément avec Alain Turban, nous sommes des
parigots et des poulbots…
Parce qu’à la suite des Maurice
Chevalier, Yves Montand…il y a désormais Alain Turban, avec sa finesse d’esprit
et la gaieté de sa musique.
« C’est Impérial ! »
A
l’Européen, venez écouter, faire briller vos yeux, pétiller votre esprit,
car
avec Alain Turban ‘Ya de l’amour à volonté !’ .
http://www.myspace.com/turbanalain
Réservation à
l’Européen :
01.43.87.97.13
5, rue Biot 75017 Paris
Contact François Deblaye : 06.62.14.25.24.
29 avril 2009
Le temps des fonctionnaires - Théâtre du Gymnase Marie Bell
C’est un texte pleins d’esprits, et de rebondissement que
nous offre Alil Vardar dans sa comédie « Le temps des
fonctionnaires ». S’il prend la plume c’est pour faire mouche. Au travers
de ses répliques qui nous font rires et sourires, c’est une critique bien
ciblée et bon enfant du comportement de nos contemporains.
Voici l’histoire :
Jean-Christophe BARC joue le rôle d’un fonctionnaire zélé, qui vit comme une tragédie l’idée de ne pouvoir prendre congé pour assister au match PSG/OM. Il demande alors à sa collègue, déléguée syndicale, Chantal LADESOU, d'organiser une "grève surprise".
Et si
nous étions au temps où un match de foot peut bloquer un pays ?
Un 3ème personnage
apporte à ce tandem bien huilé, la surprise de son talent de One man show, en
la personne de Pierre AUBAIGNE, vaguemestre, qui confronté à ce mouvement de grève qui prend une envergure
nationale, devra se positionner.
Le
spécial guest Bashila KABONGO réussira-t-il à redresser cette situation ?
www.theatredugymnase.com
01.42.46.79.79
Du Mardi au samedi à 21h30
matinée samedi à 18h et 21h30 et dimanche 18h
J’ai le plaisir de vous
présenter 2 figures de cette comédie :
Chantal
LADESOU
Quelle est la
genèse de cette pièce pour vous ?
Alil VARDAR, je le connais depuis à peu prêt 20 ans
maintenant. Je l’ai connu en Belgique. Il voulait absolument que l’on travaille
ensemble et c’est vrai que cette idée me plaisait. Il a écrit une pièce et m’a
dit que le personnage principal était une femme fonctionnaire chef de
service : « C’est tout à fait pour toi, je te vois dedans
complètement ! » m’a-t-il dit.
Et je
suis parti au coup de cœur comme ça avec Alil.
Comment vivez-vous
cette pièce ?
Au delà de mon rôle, j’essaye d’improviser beaucoup dessus
et de mettre ma pâte. Et je joue avec Pierre AUCAIGNE que je connais très bien
avec qui j’ai déjà travaillé. Je ne connaissais pas Jean-Christophe BARC. Et
l’on fait un travail un peu tous les jours avec le public. Parce qu’il y a une
base et l’on travaille beaucoup par l’improvisation. Entre nous on recherche
des choses, on cale des trucs. C’est un travail de tous les jours en fait.
Quel est votre
rôle ?
C’est un personnage un peu rigide, qui est chef de service
aux impôts, donc ce n’est pas toujours rigolo. Et finalement elle est rigide,
mais un petit peu tendre car elle va craquer pour son collègue Monsieur
Guillerminet. Et finalement elle pète un câble parce qu’elle va provoquer une
grève pour son camarade de bureau qui doit absolument voir un match de foot.
Elle va lui provoquer une grève. Et elle va être rattrapé par la grève parce
qu’elle va péter un plomb à la fin, car le pouvoir la fait disjoncter. Le
pouvoir fait péter les plombs. T’imagines pas ce qu’est le pouvoir ? Quand
tu as le pouvoir tu ne prends plus le métro !…rires…
Est-ce qu’il y a un clin d’œil à Ségolène
Royale ?
C’est marrant parce que je n’ai pas chercher à faire une
imitation. Je me suis habillé comme elle, j’ai mis une perruque et les gens
reconnaissent Ségolène. Ça m’amuse beaucoup de faire ce petit numéro.
On sens que vous
êtes très très proche du public par votre relation d’intimité, où vous blaguez
avec les spectateurs
Oui, je suis proche du public. C’est vrai que je reste
toujours en contact, j’aime bien cette relation avec le public, car je ne fais
pas une barrière en faite. C’est une pièce qui le permet car elle est entre le
théâtre et le café théâtre. Et elle a besoin de cette proximité avec le public.
C’est pas vraiment une pièce de théâtre classique avec un grand décor bourgeois
etc… Et c’est obligatoire, je trouve, là. Et je sens qu’il est très complice,
car dès que je le regarde du coin de l’œil, il rit.
C’est un réel
plaisir. Vous descendez dans la salle…vous êtes face au public…
C’est un peu chansonnier en même temps, théâtre et
café-théâtre. Ces happenings entre le public et les acteurs sont complètements
amusants et moi, m’amusent beaucoup.
Voici tous les
sites des comédiens qui sont décapant dans : « Le temps des
fonctionnaires » :
Est-ce la pièce
évolue avec le temps dans la complicité que vous avez les uns avec les
autres ?
Tous le temps il se passe des choses. Entre chacun d’entre
nous, comme entre Pierre et Jean-Christophe. C’est vrai que parfois il se passe
de vrais fous rires, parce qu’on rajoute des répliques, des vannes au fur et à mesure et quelques fois ça fait craquer le partenaire.
C’est vrai que vous
êtes tous croustillants et qu’on vous mange ..rires…parce qu’il y a cette
complicité où le public appuie à montrer que l’un de vous c’est trompé, mais
qu’en fin de compte ce n’est pas grave.
Oui, c’est ce qui plait au public. Finalement on a besoin
de ce contact. Pierre a fait du one man show. On joue avec aisance, ce n’est
pas une pièce académique.
Allez vous lui
voler sa cravate à la fin des représentations ?
Oui, je suis fétichiste alors je vais lui prendre sa
cravate et je vais dormir avec.
Je vous remercie beaucoup.
Pierre AUCAIGNE
Parlez-nous du personnage de Momo fort en humour et qui a marqué la Belgique ?
Pendant 5 ans j’ai fais une émission de télé en Belgique
qui s’appellait « Bon week-end » et j’avais un personnage fétiche qui
est devenu féticheur magique qui s’appellait ‘Momo’ avec un béret, des lunettes
cassées et une valise. Il est devenu une espèce d’emblême national belge. Les
gens s’habillaient en ‘Momo’ chez eux, vivaient ainsi dans leur salon et leur
cuisine. Ils venaient au théâtre habillé en ‘Momo’. Il y a eu des concours de
‘Momo’ dans le festival d’humour en Belgique…rires… Dans le carnaval de
Binches, une année, tout un groupe déguisé en ‘Momo’ d’une cinquantaine de
personnes a défilé en costume à coté des Gilles de Binches.
Un
journal belge a titré : « la momomania en Belgique ». C’est
un petit peu ça. Ils sont devenus ‘Momo’ à tous les niveaux en Belgique.
C’était très drôle !
Vous les avez
momifiez ?
Je les ai momifié, oui. Ca reste
encore, il y a des traces même encore aujourd’hui. Les gens réclament ‘Momo’,
c’est assez impressionnant. C’est un personnage qui est resté à part entière.
C’était il y a
combien de temps ?
En 1998.
Depuis, vous avez
eu l’idée de créer un autre personnage ?
Oui, j’ai fais d’autres personnages. Actuellement j’ai un one man show qui tourne. Le personnage est une figure assez emblématique. Il s’agit d’un directeur de théâtre, un peu taré, qui a des tocs et qui parle à ses mains et à ses pieds. Qui parle aux murs et aux rideaux également. Et qui est un peu singulier aussi. C’est dans le même esprit aussi que ‘Momo’.
Marthe MERCADIER a été l'une des spectatrices de la pièce. Elle a accepté de nous livrer ses impressions...
Bonjour Marthe Mercadier, j’ai le plaisir de vous avoir vu assister à cette pièce de théâtre : « Le temps des fonctionnaires ». Qu’est ce qui vous a motivé à la choisir ?
Cette pièce qui commence à 18h le dimanche, je trouve que c’est une très très bonne idée, la salle était chaleureuse et j’étais ravie.
Je suis venu voir mon amie
Chantal Ladesou, qui est une actrice que j’aime beaucoup. J’ai eu la chance de
l’engager pour un sous petit rôle dans « Les 4 vérités » de
Marcel Aymé en 1973. Elle jouait le rôle d’une jeune femme qui entrait à la fin
de la pièce. C’était l’apothéose, car c’était les petites amies de mon mari
dans la pièce. Et ça a été un très bon contact, et je lui ai
dit : « vous êtes formidable ». Elle était toute drôle et
jolie.
Depuis j’ai suivie son évolution, les pièces
qu’elle a jouée, les films qu’elle a tourné. Et à chaque fois je vais la voir
puisque je suis en tournée en ce moment dans « Les 4 vérités », que
j’ai crée en 1973 au Théâtre des Variétés. Et que je viens de reprendre dans
une grande tournée de septembre 2008 à juin 2009. J’ai encore un mois de
tournée et je vois cette pièce aujourd’hui avec une joie et je viens embrasser
ma petite Chantal qui est une grande grande comédienne qui offre un large
éventail où elle est émouvante ou drôle et ça tout le monde le sait. « Les
Amazones » de Jean-Marie Chevret, cela a été un triomphe. C’est une femme
riche qui peut jouer des rôles très différents. Et c’est toujours très amusant
d’aller la voir. Je suis toujours ravie et étonnée de la voir. C’est une femme
qui m’étonnera très longtemps…rires…j’espère très longtemps…non pas en pensant
à mon âge, mais elle, je suis sûr qu’elle va faire une très longue carrière.
Quels sont vos sentiments sur
cette pièce, je vous ai entendu beaucoup rire ?
C’est très drôle, moi j’aime beaucoup. Je connais bien les 3 frères Vardar. J’ai eu tout de suite un coup de foudre quand j’ai su qu’ils avaient transformés une banque en théâtre. Car le plus souvent c’est le contraire, les théâtres, hélàs deviennent des banques. Il y en a 2 ou 3 dans Paris qui ont été démolis pour cela. Hélàs !
Quand les frères Vardar ont fait
le contraire, je leur ai dit : « Je peux vous dire que moi, si
vous me proposez un rôle j’accepterais et j’exigerais de me maquiller dans la
salle des coffres ! »…rires… Et bien ils m’ont proposé une pièce et
je me suis maquillé dans la salle des coffres, et nous avons beaucoup rit.
C’était à la 1000è de la pièce : « Tout bascule » d’Olivier
Lejeune et cela a été une joie de terminer l’exploitation de cette pièce, dans
la salle des coffres…rires…
Voici tous les
sites de nos décapants comédiens de la pièce : « Le temps des
fonctionnaires » :
Le Site de Chantal Ladesou
(onglet ‘Photos’) vous permettra d’apprécier l’humour très gestuel et
expressif auquel elle nous a agréablement habitué et qui caractérise la
pièce : www.chantalladesou.com
Pour voir les vidéos de Momo et se plonger dans
l’humour terrible de Pierre Aucaigne, explosif : http://www.youhumour.com/videos-humour/momo/intro-49.html
Bashila KABONGO est sur facebook : www.facebook.com/people/Kabongo_Bashila/1033221566
Jean-Christophe BARC : www.jcbarc.com
































