08 octobre 2008
Jacques Brel a pour digne interprète Jacques Barbaud
Jacques
Barbaud est un homme fort par le talent qu'il porte en lui, l'amour
de son public et le besoin de le lui transmettre. C'est un passionné,
un amoureux et un humble... A cela on reconnait un artiste à
l'étoffe exceptionnelle !
Merci Jacques Barbaud ! Et continues de nous émouvoir par ton intensité à vivre les chansons de Jacques Brel comme lui... de l'intérieur...pour nous les transmettre avec amour
Quelles est l’origine de ta carrière de chanteur ?
J’ai commencé en participant à un Radio-Crochet, j’avais 18 ans, et depuis la chanson et la scène ne m’ont plus jamais quitté.
Comment
as –tu fait le saut pour interpréter Jacques Brel ?
J’ai eu un choc et une forme d’appel en regardant une rétrospective de la vie de Jacques Brel à la télévision, Brel avait tiré sa révérence par arrêt de l’arbitre. Je n’avais aucun disque de lui pourtant, ce jour là, j’ai eu un véritable coup de foudre en écoutant « Les Marquises ». Les poils au garde à vous c’était pour moi un passage de témoin, une invitation à redonner vie aux textes de Brel . Brel reste Brel . Je suis donc allé acheter mon premier 33 tours « Les Marquises » et je me suis mis au travail loin de me douter qu’un jour je sillonnerais la France et l’étranger pour chanter Brel. Aujourd’hui je peux dire que j’ai réussi un de mes rêves enfoui en moi depuis longtemps. « C’était pourtant une accessible étoile ».
Comment as-tu travaillé ta démarche artistique ? As-tu eu besoin pour cela d’établir certains contacts professionnels, de faire des recherches ?
J’ai simplement pris contact avec la Fondation Brel pour savoir où je pouvais trouver les partitions pour les musiciens. Jai travaillé énormément à partir des disques puis avec les bandes son que j’ai fait enregistrer en studio avec des musiciens.
Comment
es-tu perfectionniste dans ton rôle d’interprète ?
J’ai passé plusieurs années à monter sur scène pour chanter Brel. Mais rien ne se passait avec le public, j’étais tétanisé . Je ne faisais que chanter, mais pour Brel il faut l’instant de la chanson, s’inventer ce bout de vie, s’imaginer la scène, vibrer pour communiquer avec le public. Se donner de l’intérieur ! Il m’a fallu de la patience, de la persévérance, et surtout beaucoup de travail pour arriver à cette magie que déclenche ces moments de bonheur partagé avec le public.
Est-ce que cela a modifié ton quotidien ? Qu’en penses tes intimes, amis, famille et
collègues de ta vie artistique ?
Oui, ce fut un changement de vie énorme, tout d’abord, il a fallu apprendre les textes s’en imprégner, puis s’imaginer, vivre chaque scène et la partager avec le public. Il a fallu prendre la décision de quitter mon travail pour pouvoir me lancer dans cette aventure qui s’annonçait difficile. Je pense que l’on m’a pris pour un fou, et ils avaient raison de le penser, mais c’est aussi ça vivre debout, ou dangereusement. Ma famille mes amis ne savait pas trop quoi dire face à cette décision. Mais dix ans plus tard je pense avoir fait un vrai chemin que je continuerai tant que j’en aurai la force et l’encouragement de mes proches.
Comment
vis-tu quand tu es sur scène ?
Aux dires de ceux qui me connaisse je suis un autre homme et m’oublie pour mieux servir le texte. Je suis au service du maître.
Quelles sont les bons souvenirs avec ton public ?
Au risque d’être prétentieux, ils sont nombreux et sont resté encrée dans ma mémoire et difficile à exprimer en quelques mots.
Ton regard a-t-il changé à l’égard de Jacques Brel depuis que tu le représentes ?
Non je suis resté moi-même en me retrouvant souvent dans ses chansons.
As-tu
décelé des ressemblances dans vos vies respectives
entre Jacques Brel et toi-même ? Qu’en penses-tu ?
Oui, je trouve ça étrange mais ce n’est que la vérité. J’ai eu la chance d’être en mouvement, de ne pas céder à la facilité ou à la monotonie d’un travail qui ne me convenait plus, j’ai su prendre des risques pour donner du soleil à ma vie et me donner l’envie d’aller dans une nouvelle aventure.
Quelle est la philosophie de la vie que Jacques Brel t’a apporté ?
Ce que je viens de dire précédemment il faut vivre dangereusement. BREL disait dans 'Jojo' : « Nous savons tous les deux que le monde sommeil par manque d’imprudence ».
Quel
regard portes-tu sur ta carrière de digne interprète de
Jacques Brel ?
Je vis les chansons avec ce que j’ai comme sensibilité c'est-à-dire moi au service de l’autre …tout comme un grand pianiste va faire revivre les musiques d’un Mozart ou d’un Vivaldi .
Jusqu’où géographiquement es-tu allé pour te produire…racontes…
J’ai eu la chance de chanter sur des paquebots de croisières. La plus belle fût sans doute en Polynesie, croisière qui a durée un mois en passant par l’ile de Pitcairne, l’ile de Pâques et terminer à Santiago au Chili. En dehors des croisières je suis allé chanter à Djibouti, à Ryazan, (Russie) à Beyrouth (Liban) à Genève…etc…
Comment as-tu été amené à chanter sur une croisière en Russie ?
Pour la Russie ce n’était par lors d’une croisière, mais grâce à une ville (Bressuire 79 ) jumelée avec Ryazan pour la semaine de la chanson Française. Je chantais tous les jours y compris dans les écoles où ils apprenaient le français. Moments inoubliables.
Quels
ont été tes rapports avec Serge Lama ? De le
côtoyer est-ce que cela t’a apporté une influence
positive ?
Je n’ai pas vraiment eu l’occasion de discuter longuement avec Serge Lama, même si la rencontre reste ancré dans ma mémoire. Mais cela n’a rien changé pour moi. Le chemin personne ne peut le faire à notre place, même si il est vrai qu’une rencontre peu changer la donne . Brel disait : Le talent c’est du travail et de la sueur.
Ensuite, après un concert en Russie, également, tu décides de devenir professionnel et d’interpréter Jacques Brel à part entière. Tu motives cette décision en disant : "J'y ai ressenti une émotion tellement forte qu'un déclic s'est produit. Il y avait trop d'écart avec mon métier. J'ai donc décidé, à mon retour de Russie, d'y mettre un terme et de me consacrer à temps plein à ma carrière d'interprète de Jacques Brel."
Comment c’est passé ton choix jusqu’à ce que tu constitues le quatuor qui t’accompagnera dans tes tournées ?
C’est un peu le mélange de tout. Il arrive un moment où vous ne pouvez plus tout faire, il faut donc prendre une décision pour éviter de tout perdre. Je me sentais enfin prêt pour une carrière dans la chanson. La rencontre avec les musiciens s’est faite très vite, mais de manière étonnante comme si c’était prévu.
As-tu
réussi à t’imposer aisément ?
Je ne sais pas si le terme imposé est approprié, je dirais plus que c’est le fruit d’un travail et de la sincérité qui m’ont permis de ne pas laisser indifférents le public. Mais les contrats restent toujours difficile à trouver………
Quels sont les souvenirs que tu as eu en côtoyant plusieurs artistes de renommée ? …particulièrement avec Serge Reggiani
Serge Reggiani est sûrement une de mes plus belles rencontres artistiques et restera ancré dans ma mémoire à jamais. Il m’a fait l’honneur de rester à mon spectacle le soir. A la fin, il m’a fait appeler pour me féliciter jusqu’à même me mettre en relation avec son attaché de presse pour me trouver des spectacles. Je n’oublierai jamais sa poignée de main.
En
lisant ton livre d’or, j’ai achoppé sur un mot qui est
pour moi essentiel à Sosyland : ‘’ Un digne
ambassadeur’’. Comment vis-tu d’être un digne ambassadeur
de Jacques Brel ?
Je suis au service de Brel. Brel reste l’auteur de ses chansons et je reste l’interprète qui les fait revivre avec respect et dignité.
Tu ne souhaites pas être un imitateur, alors que tu es un digne ambassadeur. Comment gères-tu cela ?
Chanter avec ses tripes, avec sa sensibilité sans recherche d’imitation du maître, me procure que du bonheur et par conséquent cela est facile à gérer. Ambassadeur n’a rien à voir avec imitateur même si je respecte pleinement ceux qui ont fait ce choix.
Henri Tachan lorsqu’il a rencontré Jacques Brel a parlé d’amour. Jacques Brel de passage au Canada, avait encouragé Henri Tachan à se lancer dans la chanson. Il a été transformé par cette rencontre. Quelle relation d’amour as-tu pour Jacques Brel ?
BREL
a changé ma vie du tout au tout mais je ne sais pas si l’on
peut parler d’amour, sans doute que si car il faut avoir ce
sentiment pour mener l’aventure . Avant de rentrer sur scène
je lui parle toujours et lui demande de m’aider pour tout donner.
Es-tu allés sur des plateaux télés ? Comment cela s’est-il passé ?
Oui j’ai chanté à la « Chance aux Chansons ». Belle expérience, mais je préfère de loin, la scène.
As-tu tourné dans des films ? Quelles sont tes impressions ?
Non pas encore de demande dans ce sens.
Travailles-tu avec des sosies ?
Non
Fais-tu des tournées ? Comment t’organises-tu ?
Je fais en fonction de la demande mais faire une tournée reste difficile à organiser.
Quel est le rôle de ta femme dans ta carrière ?
Elle m’a connu lorsque je chantais, et elle m’a toujours encouragé ce qui est indispensable pour faire ce métier.
Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui atterrit à Sosyland ?
De faire la même démarche que moi.
Quel regard tu portes à l’égard de Sosyland ?
Je dis un grand merci pour s’intéresser à des gens qui vivent de leur passion avec générosité et sincérité, c’est un encouragement. Et pour nous, c’est une manière supplémentaire de se faire connaitre.
As-tu réalisé quelque chose d’artistique comme un disque, un film… ?
Oui j’ai enregistré deux cd , un en public avec les musiciens, l’autre en studio. Je précise que c’est à la demande du public que j’ai enregistré les CD.
As-tu un petit secret, que tu pourrais aimablement nous délivrer, une passion secrète ?
Je ne parlerai pas de passion mais d’un rêve fou, celui de chanter à l’Olympia une fois dans ma vie en l’honneur de Brel et en toute simplicité il faut rêver, c’est un des moteurs de la vie, il me semble. Ce qui serait également pour moi un grand bonheur, c’est de voir venir de plus en plus de jeunes à mes spectacles.
Ton site et comment te contacter :
06.81.36.31.49
Ta région et ton département : Vendée (85)
07 octobre 2008
Serge Gainsbourg a pour sosie ZEF
Le père de Gainsbourg s’appelait Joseph. Donc Zef ! Au départ je voulais m’appeler Zefolia puisque la mère de Gainsbourg s’appelait Olia. Je me suis dit que cela faisait peut-être un peu trop long, et puis difficile à retenir. Et donc Jef pour Joseph.
Donc c’est un bel hommage
Tout à fait.
Depuis quand tu t’affiches en tant que Zef ?
Cela remonte au casting de l’émission…de sosies…qui est bien passé au niveau de l’audimat, mais au niveau du concept…qui n’a pas montré les sosies sous une bonne image. Quant à moi, je suis passé dans les rush.
Comme j’avais un orchestre depuis des années, il est vrai que je chantais du Gainsbourg. D’avoir pris l’apparence et une gestuelle, cela fait depuis le début 2008.
C’est le casting de cette émission qui t’a donné envie de t’afficher en tant que Zef ?
Oui, en autre. Mais quand je faisais Gainsbourg en tant que chanteur d’orchestre, les gens me disaient tout le temps : « ah c’est vrai qu’il y a des mimiques que tu fais bien, c’est très ressemblant. Et puis moi, je suis un inconditionnel de Gainsbourg. J’ai lu toutes ses biographies. En plus j’avais un bar qui s’appelait ‘le Gainsbar’ que j’ai tenu de 86 à 93. C’est ainsi que je suis un inconditionel de Gainsbourg depuis des années.
Quel regard portes-tu sur Serge Gainsbourg ?
C’est un poète, un auteur très avant-gardiste musicalement. Je crois que c’est quelqu’un de sincère et d’humain. Il ne faut pas que les gens soient attaché à cette image que l’on voyait à la télé. Ce gars était autrement…et j’en suis persuadé. Avec un grand cœur.
S’il était encore là aujourd’hui, je crois qu’il serait toujours à l’avant garde. Il y en a encore quelques-uns.
J’aime bien Bashung, Lavilliers…
Tu as eu l’occasion de rencontrer SG…
Oui, j’ai été le voir 6 fois en concert. Quand je tenais mon bar j’ai fait une tentative pour le rencontrer et il est venu. Le concert étant à Montluçon, où j’habite, je connaissais des personnes qui travaillaient dans la salle de spectacle où allait se produire SG. Je leur ai demandé la permission de rencontrer SG pour lui offrir un verre dans mon bar. J’ai donc été amené jusqu’à lui dans sa loge. Et je lui ai expliqué très poliment que j’avais un bar qui s’appelait ‘Le Gainsbar’ et que je l’ai appelé ainsi car je suis un fan inconditionnel… « et si vous pouvez, je vous offre l’apéro avec les musiciens.»
« Attends p’ti gars »
Il a été voir un régisseur. Puis il m’a dit : « on fait la balance. Tu nous attends et ensuite, on te suis avec notre bus ». Mon bar était à 5mn de là. Je l’ai fait sans y croire.
Je lui ai donc offert l’apéro avec ses musiciens et ils sont partis ensuite.
Comment s’est passé cet échange ?
Très bien ! Je lui ai dit tout le bien que je pensais de lui, que c’est un grand poète, et à quel point j’aimais ces textes et ses chansons. La façon dont il interprètait ses chansons en concert. Il m’a parlé des musiciens américains qu’il avait, dont 2 de David Bowie…ses 2 choristes black, et les 2 choristes de David Bowie. Ila expliqué comment il faisait ses arrangements par rapport aux originaux du disque. C’était des très beaux arrangements. Je lui ai dit que c’était un grand professionnel. Que j’avais un orchestre et que je jouais de ses chansons dans ses soirées.
Il m’a dit : « Mon p’ti gars continu…ensuite… Merci pour tout ».
J’étais assez intimidé et les clients que j’avais mis dans la confidence de ma tentative, ne lui ont pas demandé un autographe. Cela a duré un quard d’heure. Mais c’était très fort. On n’y crois pas.
SG était fier de voir une enseigne ‘Gainsbar’. Lorsqu’il est parti, il m’a dit : « A ce soir ». Ensuite, je suis allé au concert, mais je ne l’ai pas dérangé.
Le soir au concert il a été ponctuel, très pro !
Je suis resté sur le pas de la porte, ça fou quand même les larmes. On n’y crois pas et voilà c’est fait. Ce gars là, je ne peux pas dire quelque chose contre lui. Des gens l’on vu à la télé dans des états…Je pense qu’il buvait car il était malheureux.
Le concert de Montluçon se situe à quelque moment des 6 concerts que tu as vu ?
Je l’a vu en 1er au Zénith, puis à Montluçon, puis à Clermont-Ferrand et après je l’ai vu au Printemps de Bourges, puis au Casino de Paris et enfin à Orléans.
Lorsque tu l’avais vu à Montluçon, ton 2ème concert, ensuite tu as continué sur ta lancée ?
Je ne me lasse pas, car c’est époustouflant ! C’est magique et professionnel. Il est très ponctuel, c’est 20h30 et pas 20h35. il n’est pas avare de chansons aux rappels, puisqu’il y a eu 3 ou 4 rappels. Un grand professionnel.
Ah oui, voilà !
Comment communique-t-il avec lui ?
Bien, il a toujours un petit mot pour rire…bon…des fois un petit peu de vulgarité…mais bon, dans la gestuelle, mais bon. Et sans arrêt à envoyer des baisers au public. J’ai tout le temps dit que c’était quelqu’un d’humain…de très très humain. Et ça peut pas être autrement.
Lorsque tu as décidé d’être Zef, comment as-tu travaillé ton personnage de sosie de Gainsbourg ?
Les mimiques je les avaient déjà, et je l’imite vraiment au niveau de la voix. Ensuite, j’ai le zipo sur la scène et le paquet de Gitane. Je n’ai pas travaillé en le regardant en concert, ni les dvd, je les avait déjà car j’ai toujours apprécié ce qu’il faisait. Que ce soit aux interviews que j’ai vu à la télé, ou quand il entrait en scène, je l’ai toujours guêté. C’est pour ça que je l’ai bien dans la peau. Ce que j’ai le plus à travailler c’est de retenir les paroles des chansons. Car les textes de SG sont compliqués, alors pour les retenir, il faut bosser bosser.
Il y en a que je chante depuis des années : ‘La Javanais’, ‘Love on the beat’, ‘Je m’en vais’, ‘Requiem pour un con’…elles sont ancrées celle-là ! J’en travaille d’autres qui ne sont pas facile à retenir. J’ai une grande mémoire car j’ai l’habitude des bals et puis quand on aime on retient bien.
En quoi tu es perfectionniste dans ton travail de sosie ?
Sur tout. D’abord sur la musique, où je veille à ce que le play-back soit bien, car il y a des tas de maisons qui en produisent. Je ne veux pas que cela fasse trop Karaoké mais que cela pulse. Et puis l’habillement, le gestuel…le moindre détail fait que je suis Gainsbourg. Si l’on chante Gainsbourg comme on chante une autre chanson ce n’est plus lui. Pour chanter Gainsbourg il y a un tout. C’est le physique, la gestuelle, les chansons, la voix. C’est un grand travail. C’est un boulot monstre contrairement à ce que pensent certains, que l’on gagne de l’argent sans travailler, sur le dos de quelqu’un. C’est un travail et il faut le faire correctement sinon, on ne le fait pas.
Je suis chanteur de bal depuis 76. Je sais ce qu’il faut faire et pas faire. Tout ce que l’on fait au niveau du spectacle, il faut le faire en professionnel.
Si on fait ça négligé sans y mettre ses tripes, on va pas loin, c’est frappe qu’un coup.
Et le respect du public qui paye, qui vient voir. C’est lui la balance,n qui nous fait cnotre popularité, notre coté. Sans lui on est au placard, il faut donc le choyer et que cela vienne du cœur, au fond de soi.
Depuis 76 tu chante au sein d’un groupe
Oui, j’ai fait du hard, puis, j’ai eu mon bar de 86 à 93. Mais j’ai réattaqué les bals en parallèle en 88, de la varité et du disco. J’ai arrêté l’an dernier en haut de la marche, car pour l’intermittent c’est de plus en dur. Sinon, j’aurais continué volontiers. Je me suis dit : « gainsbourg c’est ton père spitiruel. Je l’écouterais peut-eêtre me parler et me dire continuer ou arrête. Là j’ai fiat un flyer que j’ai envoyé aux associations, discothèques, entrperise privée.
As-tu un agent ?
J’ai fait tourné mon orchestre pendant 20ans, quand on a un bon produit, le bouche à oreille marche bien. Mais un agent dans différentes région est une bonne idée. Mais Gaisnbourg ce n’est pas pareil que l’orchestre où j’aurais moins tendance à revenir dans la même ville. Pour l’orchestre, il m’est arrivé de travailler 10 ans pour la même ville et la même date à chaque fois.
Est-ce que cela a modifé ton quotidien d’être le sosie de SG ?
Pas du tout.
Que pensent tes proches ?
Ils m’encouragent. Par rapport à SG, ils m’ont dit : « Je pense qu’il y a un créneau à prendre de ce coté là. »
Comment tu vis quand tu chantes Gainsbourg ?
Je suis dans la peau de SG. J’ai chanté du Reggiani, du Léo Ferré, et je vis ce que je chante !
Même Léo Ferré ?
Oui, je vis vraiment ce que je fais et ça peut pas être autrement. on ne peux pas faire semblant, sinon c’est trop dur. C’est plus facile d’être vrai et de le faire et ça faut l’avoir en soi. C’est comme avec le public, on ne peut pas se forcer à faire des sourires. De discuter avec ton public, cela fait parti intégrante du métier. Cela fait partie d’un gros pourcentage de réussite dans le métier.
Quelles sont les manifestations de sympathie à ton égard ?
Les gens se plaisent à m’appeler : « Salut Gainsbourg ! », alors que je m’appelle pierrot…Pierre. Cela prouve que les gens accrochaient à ce que je faisais et que Gainsbourg les as marqué, car il a marqué plusieurs générations. Je vois sur mon myspace, je ne croyais pas qu’il y aurait autant de jeunes qui me sollicitent en tant que sosie de SG, car il est beaucoup apprécié.
Est-ce que ton regard a changé à l’égard de SG depuis que tu le chante, de te senti plus intime de lui ?
Ah si tout à fait ! D’ailleurs j’ai un grand poster de lui dans mon bureau. C’est un poster (1mx0.8m) qui n’est jamais sorti, car il a été imprimé quelques mois avant sa mort, faite chez lui, rue de Verneuil. C’est un copain imprimeur qui m’a dit : « Viens voir, on a imprimé des photos de Gainsbourg ». Et il m’en a offert un. Il est dans mon bureau bien encadré. Et je le regarde souvent et c’est souvent que je me dis : « Tu as la même gueule ! ». quand je le regarde je sais que je le fais par amour, et je pense que cela lui ferait quelque chose. Est-ce qu’il aimera ça, s’il était en vie ? Je me pose souvent la question. Estc-e qu’il n’aura pas voulu être unique ? Il a un tempérament. Il ya des gens que cela ne déranges pas, comme toi avec Stépahen Bern. Est-ce qu’il aurait aimé avoir son sosie ?
Comment un artiste pourrait apprécié d’avoir un sosie ?
Dans le sens qu’il aura toujours quelqu’un pour lui assurer une postérité.
Est-ce la fonction d’un sosie est d’être un digne ambassadeur ?
Tout à fait, on ne peut pas être sosie tout court. Je suis fier d’avoir la tronche de Sg et de pouvoir chanter sur scène ses chansons. Je suis fier de cheez fier. D’être un sosie c’est un avantage qui n’est pas donné àotut le monde, amis c’est aussi un travail. Seul l’habit ne me permet pas d’être sur scène, mais il ya tout un travail. Moi, tu vois Stéphane Bern, je suis imbibé par ce gars là.
En quoi tu aimes coller au look de Gainsbourg ?
Habillement clean tout le temps, petit collier avec le petit rubis, bracelet, zippo…Bon j’arrête les gitanes parce que je toussais gros dont je fume du …mais en concert je prends les gitanes bien-sûr.
As-tu constaté des points communs avec SG ?
Oui, dans beaucoup de points de vues. Tu vois Stéphane ce que j’admire c’est qu’il arrivait très vite à cerner la personnalité des gens. Si’l avait de contredire quelqu’un il ne se gênait pas. Bon une fois, il a descendu Guy Béart, je trouve que c’était malvenu de SG. C’était son moment de délire.
Mais à part ça, c’est vrai que je m’imprègne beaucoup de lui…sa façon de parler…quoique je ne parle pas toujours comme lui. Je suis attentif à sa façon de penser et je constate que je pense comme lui.
Alors comment pensez-vous tous les 2 ?
Cela devait être un grand bosseur. Ca ne s’est pas fait d’un coup de baguette magique. Je m’imprègne de lui à cet égard. Je veux réaliser mon spectacle du mieux que je peux par respect à la personne de SG.
La peinture est ton jardin secret…
Oui, et il s’avère que SG peignait aussi.
Ah oui ?
Tout à fait mon cher Stéphane !
Qu’as-tu pensé de ses toiles ?
J’en ai vue une ou deux. Beau coup de patte comme en musique. Je pense qu’il aurait été certainement un grand peintre. Aussi talentueux que musicien.
Quelle est ta façon de peindre ?
J’ai fait cela au départ pour me libérer l’esprit comme thérapie après un week-end de bal, où le bruit résonne encore un peu dans ta tête. Je me met dans mon atelier le soir après diner et je peins jusque vers 2 à 3h du matin. On ne pense plus à rien. On est dans le tableau et c’est une belle thérapie. Voilà, au départ, c’était pour une bouffée d’air. Puis ayant montré mes toiles à des amis, ils m’ont encouragé : « Fais des expos, je connais pas mal de galeries ». Et maintenant je fais des expositions de peintures. Je peins toujours avec passion
Quels sont tes sujets ?
Des corps de femmes…SG aimaient bien les femmes…beaucoup de marines, des bataux et des bords de mers. Je prend des toiles de 1mx0.8
J’ai peins SG en ombre chinoise. Ce tableau a trouver un acquéreur dans les 10 minutes du vernissage.
A Montluçon tu as une renommé certaine, me disais-tu, pourquoi ?
Les gens m’apprécient pour ma gentillesse, parce que je suis musicien et qu’ils regrettent que j’ai arrêté mon orchestre. Ils savent que je suis disponible et arrangeant.
Quel regard tu portes sur ta carrière de chanteur et d’interprète de SG ?
Je ne regrette pas une seconde de l’avoir chanté. J’aurais tort de louper ça. Et j’ai la voix pour, j’ai une tessiture assez grave. Il est plus facile pour moi de chnanter SG voir Reggiani et Léo Ferré.
Si SG avait eu la voix de JJ Goldman, je n’aurais jamais pu. Je me serais dit : « La gueule je l’ai, mais pas la voix ».
Heureusement que j’ai la voix car musicalement c’est très dur à chanter. Par exemple « Requiem pour un con », où il n’y a que de la batterie. Pour se caler dessus…Moi qui suis un autodidacte, je te raconte pas la misère, j’ai du boulot.
SG me donne du fil à retordre.
Pour tes concerts, tu es allé jusqu’où géographiquement ?
Pour mes bals, je suis connu régionalement. Là, pour interprété SG, je vise toute la France.
Quelles sont les stars que tu as cotoyés ?
Hervé Villard, Christophe, Laurent Gerra…échanges sympathiques.
Es-tu allé sur des plateaux télés ?
« Qui est qui » en tant que chanteur de bal.
Les autres sont mon baromètre. Lorsque j’ai monté mon myspace j’ai eu des commentaires qui font que je suis au beau fixe.
Je suis dans les rushes de « Qui sera le meilleur sosie ? », qui sont passés à l’émission. Mais je n’ai pas participé à l’émission…j’ai échappé au couperet.
As-tu joué dans des films ?
Oui, en tant que figurant : « Michou d’Auber » « Coco Chanel » (téléfilm) « Les brigades du tigre » « La reine et le cardinal » avec Foulquier et Franck Delapersonne, « Les voleurs de chevaux ».
C’est en tant qu’intermittent du spectacle.
As-tu travaillé avec d’autres sosies ?
Franck le Romantique. J’ai un projet d’une soirée sosies début mars 2009. Ce sera un diner dansant, où les gens pourront les rencontrer et discuter avec eux. C’est important de les connaître.
Entre-nous on peu s’aider, travailler ensemble et se conseiller mutuellement auprès des animateurs de spectacles.
Quels conseils tu donnerais à quelqu’un qui veut atterir à Sosyland ?
Au départ, il faut bien-sûr une ressemblance. Ensuite beaucoup de travail pour avoir un bon spectacle. Sinon, tu ne peux pas franchir le pas.
La ressemblance n’est pas une fin en soi. J’ai vu un mec qui ressemblait plus à SG que moi, mais je ne sais pas s’il s’en rend compte, car il n’a pas l’esprit du spectacle. Fonces, bosses ton personnage et crois-y !
Moi, je mets toutes les chances de mon coté pour que ça fonctionne. Comme je vois que ça marche bien pour certain ainsi, je me dis : « Pourquoi pas moi ? ».
Aimerais-tu rendre hommage à certaines personnes qui ont été importantes dans ta carrière ?
Oui tout à fait ! Tous ceux qui ont cru en moi, depuis des années, ceux des bals. J’aimerais les remercier énormément. Les organisateurs, mais aussi le public. et que l’on continue à toujours donner du bonheur.
As-tu déjà enregistré un disque ?
Au bal, on me le demandais souvent, mais je n’en n’ai pas fait. J’ai une vidéo sur SG que je dois mettre prochainement sur myspace. Un cd souvent valide un travail de longue, je n’en suis donc pas encore là pour l’instant…ensuite, oui, j’envisage de faire un cd Gainsbourg.
Tes fans peuvent donc te retrouver sur ton myspace, où tes concerts s’y trouveront.
Oui, tout à fait.
As-tu un petit truc de pro à nous faire partager ?
Tu vois Stéphane, lors de concert, plus il y a de monde et moins j’ai peur. Car les gens sont moins attentif, que si tu joues devant un parterre de 100 personnes qui regarderont plus les détails. Ils sont plus attentif au travail que tu produis. J’ai chanté dans des salles de 700 à 1000 personnes. J’ai aussi fait des fêtes de la musique avec 3000 personnes. J’étais pas du tout gêné. Au contraire ça me boostait.
Je donne un grand bonjour à tous les sosies de France et de Navarre !
2 bijoux à propos de Serge Gainsbourg à découvrir sur le web !
La chanson 'Le sable et le soldat' écrit en 1967 et offert à Israël :
http://www.youtube.com/watch?v=guMmCFx7s1I
Voici le commentaire qui illustre la chanson :
Jusqu’à ce jour de 2002, personne n’avait entendu en France cette chanson, dont seule sa famille et ses fans connaissaient l’existence. C’est justement à l’obstination de …que l’on doit la découverte de ce titre écrit en une nuit à la demande de l’attaché culturel d’Israel à Paris en pleine guerre des 6 jours.
Une chanson retrouvé comme un vrai jeu de piste, écrite entre la nuit du 6 au 7 juin 1967. La bande est partie par avion pour être diffusée dès le 9 sur la radio ‘Kol Israel’. Depuis 35ans, elle n’avait jamais quitté le pays auquel elle appartient désormais.
Le droit de la chanson a été offert à l’état d’Israel.
« Le sable et le soldat » où l’engagement discret et pudique d’un artiste qui ne parlait pas volontiers de cet aspect de sa vie. Et une mélopée qui est plus qu’un exercice de style, une vraie déclaration d’amour au pays de ses racines.
Savez-vous que l'amour naissant de Jane Birkin et Serge Gainsbourg a été filmé ...en direct..pourrait-on dire !
Frédéric Beigbeder à qui l’on doit le roman et le film « 99frs », a été interviewé pour le bonus du film culte sur la publicité SLOGAN (1969) de Pierre Grimblat – Musique SG.
Au cours de cet entretien intitulé ‘Cinéma Publicité’ (cf daylimotion) d’une dizaine de minutes Frédéric Beigbeder avec tact commente les images du film SLOGAN, où Pierre Grimblat avec habileté fait apparaitre à l'écran l’amour naissant de Jane Birkin et Serge Gainsbourg.
Alors, chercher donc sur daylimotion 'Cinéma Publicité' avec Frédéric Beigbeder !
03 octobre 2008
Chorale de la Radio de Mongolie Chinoise
La
chorale que je souhaite vous présenter vient de Mongolie
Chinoise, autrement dit la Mongolie Intérieure – Région
autonome de Chine. Elle est composée du personnel de la radio
nationale. C'est leur 1ère tournée française et
elle débute à Rouen. La télévision
accompagne cette chorale ainsi que le rédacteur en chef du
plus grand périodique 'Southern Weekly'.
Je me devais de vous présenter cet évènement, coup de cœur.
A gauche se trouve le Directeur de cette troupe artistique.
C'est
la générosité et l'élan des voix qui
caractérise la beauté de cette chorale.
Les costumes nous chantent la fierté de ce peuple. Des musiciens solistes déclinent la richesse et la diversité artistique tant des instruments que des interprétations (chanteur qui par une technique vocale double le son, comme s'il y avait 2 chanteurs).
Vous trouverez l'album photo de ce concert dans la colonne de gauche de cette page.
Mme Li Yuan Yuan traductrice
Artiste à la fois : Flûtiste & Violoniste
23 septembre 2008
"HD Le Plaisir" des motards qui ont du coeur !
J’ai eu le plaisir de rencontrer Jean-François et Dominique aux 60 ans de Johnny Star.
J’ai eu un grand coup de cœur pour l’idée généreuse qu’ils ont développée.
La beauté de leur asso est très forte puisque Jean-François et Dominique 2 fondus de Harley Davidson avec une bande d’une dizaine de copains motards ont créés en 2007, l’association :
HD Le Plaisir - France Arizona – Association d’aide à l’enfance malade
Leur but : récolter des fonds pour les donner généreusement à des associations d’enfants malade et rendre accessible à des jeunes handicapés le plaisir d’une ballade en moto.
L’on peu constater la joie des parents à voir leur enfants vivrent un raid en Harley.
Si le raid tient une place de choix, au cours d’une journée avec toute la joyeuse équipée de « HD Le Plaisir », vous vivrez aussi la fête, des activités sportives, des jeux, du ‘square dance’…
Alors venez faire un tour : www.hd-le-plaisir.c.la
Voici les sorties déjà vécues en attendant les prochaines :
Le 13,14,15 juin, une équipe de deux jeunes (Mickael et Benjamin) sont venu peindre notre camionnette.
1er juin 2008 Balade et pique-nique avec les enfants de l'Association le Hérisson.
1er Anniversaire de l'Association HD Le Plaisir le 05 avril 2008
American Cruising Echouboulains le 19 mai 2007
Association le Hérisson le 17 juin 2007 visitez leur site:http://asso.herisson.free.fr
American Cruising Boullarre Le 23 juin 2007
American Cruising Fresnay en Retz Le 29 juin 2007
Association C.L.O.E Le 16 septembre 2007 visiter leur blog:http://association.cloe.over-blog.com
Le 30 juin 2009…une journée spectacle est prévue au bénéfice de l’asso…
Pour aider l’asso, vous pourrez également vous procurer : Dvd du raid à Echouboulains, montres et Tshirts.
Plusieurs articles des presses locales saluant les raids de l’asso « HD le plaisir »…
…Tout cela se trouve aussi sur le site…
Je remercie le Président de « HD Le Plaisir » Monsieur Jean François Naudey pour l’aimable publication des photos du site de l’association.
Venez voir l'album "HD Le Plaisir" sur ce même site.
14 septembre 2008
Imag'in - Production de spectacles
Franck est le chef d’une agence évènementielle : Imag’in sur Nantes. Cela apparaît après 30 ans de carrière, comme l’aboutissement de sa maturité pour un meilleur service au sein du monde du spectacle. Il met à profit la diversité des métiers par lesquels il est passé, pour catalyser les talents de beaucoup d’artistes donc ceux Sosyland…
Bonjour Franck, tu es aujourd’hui présent à la soirée où vont s’enchainer 2 vedettes : Bruno Julien et Johnny Star. Comment définis-tu ton travail ?
Je suis dans la production de spectacle, à la différence d’un agent artistique qui lui va mettre en relation un artiste et un client. Nous, l’on va produire un spectacle, le monter de toute pièce et le vendre aux particuliers et aux agents artistiques. C’est plus intéressant de le vendre aux agents artistiques…car cela se vend mieux…rires…
Depuis combien de temps es-tu dans le métier ?
Ohhhh, cela fait 30 ans que je suis dans le monde du spectacle. J’ai commencé comme meneur de revues, il y a très très longtemps, dans une revue music-hall. Après je me suis lancé dans un domaine tout à fait spécial qui est l’animation commerciale, tout simplement car j’avais des possibilités très intéressantes dans ce métier. J’ai bien gagné ma vie. Je ne peux pas dire le contraire. Après je me suis lancé dans la production de spectacles. J’ai organisé des soirées d’étés sur la Côte d’Azur avec des gens tels que Roucas, les Forban, le Groupe Image…ça a bien tourné. C’était les bonnes années. J’étais dans le Sud et ai tout arrêté pour raisons familiales et suis monté à Paris, où je suis resté 2 ans. J’ai tâté sur Paris le terrain pour voir ce qu’il y avait à faire. Ensuite, j’ai rencontré mon épouse, qui est nantaise et je suis arrivé à Nantes. J’ai voulu continuer le spectacle sur la région parisienne, où je tourne beaucoup, dans la production.
Je fais des spectacles pour enfants, qui était notre domaine de base, et qui tournent dans toute la France, avec une jauge moyenne de 900 à 2500 personnes. A force de travailler pour des grosses sociétés, on m’a demandé : « Qu’est-ce que vous faites pour les adultes ? ». Et j’ai dit : « On va faire ! ». Du coup, on travaille avec Bruno Julien entre autre. Nous allons créer une comédie musicale et également un spectacle de music-hall, où là on va se centrer sur le domaine adulte.
Quel sera le thème de ta comédie musicale ?
Années 80, les meilleures années ! Il ne faut pas oublier que le disco a été le Bal musette à nous. Il y a une histoire qui est en train de se monter, avec un hauteur qui se penche sur le canevas de l’histoire. Il y aura de la chanson et de la danse. On aura besoin de chanteuses et de danseuses. On aura besoin de beaucoup de monde.
Et puis, peut-être qu’on va lancer des plateaux d’artistes pour l’année prochaine. Entre autre Bruno, qui fait un spectacle très sympa qui est à découvrir !
Et je pense que l’on pourra mettre des sosies dans le spectacle. C’est à mettre au point. Pour nous c’est en gestation. J’essaye de voir ce qui va amener à voir ce spectacle.
En tant que producteur j’ai une licence de spectacles, qui nous permet de vendre des spectacles à des organisateurs. Ceci dit on le fait mais ce n’est pas notre but principal, qui est de créer un spectacle de toutes pièces.
Soit à la demande ce qui nous est arrivé 2 ou 3 fois, ou soit c’est nous même qui décidons d’un thème et qui après allons le proposer à des agents artistiques. Après ce sont les agents artistiques qui sont chargés de la vente du spectacle.
Ca nous fait gagner du temps. Car pour nous, créer un spectacle et le monter de toute pièce nous empêche de nous occuper de la vente. Et en plus, il y a des gens sur le terrain qui sont spécialisés et performants. Autant leur faire confiance, et leur confier la gestion du projet.
As-tu un site ?
Oui effectivement.
Tu as une équipe de combien de personnes ?
Nous sommes 3 permanents et 250 intermittents occasionnels. Donc on rayonne très très loin.
250, c’est à dire ?
il y a de tout : des magiciens, des imitateurs, des clowns, des sosies, des chanteuses et chanteurs, des danseuses et danseurs, des comédiens de théâtre, des cascadeurs. Et l’on met les compétences de chacun pour créer un nouveau spectacle. Ca permet pour un gars qui est magicien et qui fait un très beau spectacle, de se diversifier et d’intégrer notre troupe et participer à un spectacle. Dans son rôle, il fera de la magie. Ce sera quelque chose de complètement différent de ce qu’il fait habituellement. Voilà, c’est notre façon de faire.
Et tes 2 autres collègues sont associés ?
Non, artistes.
Comme toi ?
Oui.
Tu te considères comme artiste ?
Moi, avec le recul, je ne mène plus de revues, j’ai fais beaucoup de présentations. Quand nous étions en représentations avec Roucas, je présentais Roucas dans les spectacles, avec les Forban et le groupe Image. C’était des spectacles qu’on produisait, qu’on vendait et que je présentais. Maintenant avec l’expérience et l’âge, on se consacre on va dire…(réfléchis)…un peu plus responsable. C’est à dire que maintenant on va monter des spectacles et les vendre.
On va assumer toute la logistique du spectacle. Donc je me sens plus prenant dans cette notion, qui est la notion de régisseur producteur.
Quels sont les bons souvenirs que tu gardes de l’époque des Forban, de Roucas et du groupe Image ?
La fête !…rires…La fête ! Je trouve que cela s’est un peu perdu. C’est une ambiance qui s’est perdu. J’ai des très bons souvenirs avec Roucas. Où du début des balances l’après-midi jusqu’au soir, c’était de la rigolade. Et le spectacle c’était de la rigolade aussi. C’était des gens, que ce soit Roucas, les Forban ou le Groupe Image…des gens formidables !
As-tu encore des contacts avec eux ?
Plus tellement avec Roucas. Avec Image la dernière fois que je l’ai revu, c’était il y a une dizaine d’années. Et les Forban également.
Pour le grand public, ou tout au moins pour moi, pour le métier de meneur de revues, on imagine une femme, non ?
Et non ! Pour beaucoup ce sont les hommes, qui sur scène, dansent et présentent. Il fait l’animation de la revue de music-hall.






























